‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 208 sur 378 · I. Cf. de Rossi, Rom. sotter.^ t. III, p · texte numérisé non relu

I. Cf. de Rossi, Rom. sotter.^ t. III, p

vilèges à ce collège. En avançant du même côté, on peut arriver jusqu'au mausolée de Ste-Constance.

IV. Basilique de S te- Agnès et Mausolée de Ste-Constance. — La basilique a été construite sur le tombeau même de Ste Agnès, au niveau du second étage de la catacombe dont plusieurs galeries furent détruites à cette occasion. Nous trouvons la mention de cette fondation dans les Actes (apocryphes) de Ste Constance et dans une curieuse inscription acrostiche du IV^ siècle, dont le texte se lit à la fin de certains manuscrits de Prudence :

CONSTANTINA DEVM VENERANS CHRISTOQ.VE DICATA OMNIBVS IMPENSIS DEVOTA MENTE PARATIS NVMINE DIVINO MVLTVM CHRISTOQ.VE IVVANTE SACRAVIT TEMPLVM VICTRICIS VIRGINIS AGNES TEMPLORVM Q.VAE VICIT OPVS TERRENAQ.VE CVNCTA A VREA Q.VAE RVTILANT SVMMIS FASTIGIA TECTI NOMEN ENIM CHRISTI CELEBRATVR SEDIBVS ISTIS TARTAREAM SOLVS POTVIT Q.VI VINCERE MORTEM INVECTVS COELO SOLVSQ.VE INFERRE TRIVMPHVM NOMEN ADHVC REFERENS ET CORPVS ET OxMNIA MEMBRA A MORTIS TENEBRIS ET COECA NOCTE LEVATA DIGNVM IGITVR MVNVS MARTYR DEVOTAQ.VE CHRISTO EX OPIBVS NOSTRIS PER SAECVLA LONGA TENEBRIS O FELIX VIRGO MEMORANDl NOMINIS AGNES

Nous connaissons par Eusèbe l'existence d'une Constantina, femme d'Annibalien et sœur de Constantin, laquelle mourut en Bythinie et fut rapportée à Rome (354). Elle avait habité sur la voie Nomentane (i), dans le « Suburbanum Constantini » dont parle Ammien Marcellin (2). Celle que nomme l'inscription était vierge, peut-être une fille de la précédente et une nièce de Constantin ; sa vie cachée expliquerait le

Page 1