Rer. gest., xxi, i
silence que gardent sur elle Ammien Marcellin et Eusèbe (•). Le mausolée de Ste-Constance est bien de l'époque constantinienne.
La basilique de Ste-Agnès est-elle celle-là même qui fut bâtie sous Constantin ? La chose est controversée. Ce qui peut en faire douter, c'est qu'on a découvert sous l'abside actuelle une autre abside, qui doit remonter au plus tôt à l'époque du pape Symmaque (498-514), car parmi les matériaux de construction il y a une épitaphe datée de l'an 490. Elle n'est pas symétrique à la basilique moderne : il y a environ i"^,5o d'écart entre son axe et celui de l'abside d'Honorius. Le texte de l'épitaphe est identique à un autre déjà fixé dans le grand escalier :
///MAS CVM AGNETE/// ///VO CONPARAVERV/// ///E KÂL SEPTB . CONS • FA/// IIJVC • IVNIORIS (An. 490).
L'autel est moderne, mais il occupe la place primitive sur le tombeau de la Sainte: les fragments sculptés placés actuellement au bas du grand escalier ont dû appartenir à l'ancien autel, ainsi que la figure orante accompagnée du « graffito > SCA AGNES qui fut trouvée en 1886 dans les travaux exécutés par ordre du cardinal Lavigerie.
A la fin du IV^ siècle, un certain Potitus décora l'autel.
I. On lui attribue la fondation d'un monastère près de Sainte-Agnès. Il est sûr que de très bonne heure il y eut un couvent dans le voisinage de la basilique. Dans les dernières fouilles pratiquées sous le sanctuaire, à o™,6o de profondeur, on a trouvé une magnifique « forma » revêtue de marbre ; elle était vide, mais au-dessus était cette épitaphe :
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