‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 234 sur 378 · liin. de Salzbourg · texte numérisé non relu

liin. de Salzbourg

4. Une partie de celles de S. Silanus se trouve aussi à l'abbaye de Romangano- Sesia.

en même temps que la crypte de St-Janvier à Prétextât. On savait qu'il y avait là un ancien cimetière ; mais on l'appelait cimetière de St-Antoine, parce que des moines antonins français étaient propriétaires du terrain (maintenant vigne Carcano). Le vrai nom fut révélé à M, de Rossi par une inscription opisthographe, fixée depuis dans la basilique souterraine (^) :

laiiVARWS ET S///

/uCVM BESOMum

emerul^r AT SANCTA FELicitatem

On appela dès lors l'hypogée « cimetière de Maxime et de Ste Félicité » (2) ; mais on n'y pratiqua pas de fouilles. En 1884, o" découvrit par hasard la crypte historique. En creusant le sol pour faire les fondations d'une maison, on aperçut des « loculi » et des traces de peintures ; les fouilles furent alors continuées par la commission d'archéologie sacrée. On se trouvait dans une basilique du IV^ siècle [6] ; on y reconnut aussitôt le tombeau de Ste Félicité. On y arrive aujourd'hui directement par un escalier [i]. Les murs sont en pierres et en briques. On voit encore les bases de trois colonnes, un escalier qui devait aboutir à la basilique supérieure, et [3] une grande peinture byzantine (VI^ ou Vll^ siècle), qui en recouvrit une autre plus ancienne. Elle représente en hautNotre-Seigneur bénissant, et au-dessus Ste Félicité et ses fils, tous nimbés et couronnés ; quelques lettres des noms sont encore visibles : (Phili)PPVS MARTi A(lis) S(ilanus) (Ja)NVA(rius) (s). Une autre peinture analogue avait été découverte, en 1812, dans un oratoire élevé dans les Thermes de Titus ; on y voit Ste Félicité en forme d'orante, au milieu de ses fils, avec une inscription qui peut se lire : FELICITAS CVLTRIX ROMANARVM, et des « graffitti » dont l'un dit : IVSTINVS DOMO //////. H devait y avoir là un souvenir local,

T. Cette inscription très importante était cachée dans une chapelle que de Rossi lui même avait fait murer ; de peur qu'on n'en perdît le souvenir, je l'ai mise en meilleure place, dans la basilique même.

Page 1