Cf. de Rossi, Inscript, christ. y t. Il, p
C'est là que Boniface voulut avoir son propre tombeau : i Romae in coemeterio Maximi via Salaria depositio Bonifatii episcopi ad S. Felicitatem », dit le Mariyrologe hiéronyinie7i.
Au VI^ siècle, le culte de Ste Félicité était très populaire. S. Grégoire le Grand prononça une homélie en son honneur : « Adest beata Félicitas, dit-il, cujus hodie natalitia celebramus, quae credendo exstitit ancilla Christi et praedicando facta est mater Christi. Septem quidem filios, sicut in gestis ejus emendatioribus legitur, sic post se timuit vivos in carne relinquere, sicut carnales parentes soient metuere ne mortuos praemittant, etc. » (i). Elle avait été louée aussi par S. Pierre Chrysologue : « Discurrebat laetior inter confossa cadavera quam inter cunabula cara filiorum, quia internis oculis tôt cernebat bravia quot vulnera, quot tormenta tôt praemia, quot victimas tôt coronas » if).
Au Vile siècle, le corps de la mère était vénéré dans la basilique supérieure, tandis que celui de S. Silanus était resté dans la crypte : « Illa pausat in ecclesia sursum, et filius ejus sub terra deorsum » {}). Des autres fils il n'y avait que des souvenirs, non les corps. Les peintures qui les représentaient ont induit en erreur plusieurs pèlerins, et le prêtre Jean lui-même ; on lit en effet dans sa liste de reliques : «S. Felicitatis cum septem filios suos, S. Bonifati. » L'erreur est manifeste ; les corps de ces martyrs étaient ailleurs.
A la fin du VIÏI^ siècle, Léon III transporta les reliques de Ste Félicité et de S, Silanus à l'église de Ste-Suzanne, où elles sont encore f^). Le cimetière fut ensuite abandonné ; on en oublia même la position ; Ciacconio le crut sur la voie Appienne, trompé par l'indication fautive des Mirabilia Urbis Romae : « Coemeterium S. Felicitatis prope coemeterium Calixti.» M. de Rossi le retrouva en 1858 à peu près