Eques romanus
2. Sur ce Nicoraaque Flavien, cf. Elémeiits, t. I, Notions générales, p. S2-83.
Au côté opposé on a placé les fragments d'une belle et très importante inscription métrique du III^ siècle qui fait allusion aux réunions des chrétiens dans les cimetières, à la prière pour les morts, à la divinité du Christ, au péché originel :
EVC HÀR15-ES TMATER.'PlVS-ÎTPM{^iS;^....
VOSPRICOR OrRATR£S-ORÀRE-HW:QVANDi ETPRÎCIBVSTOTlS-PATRlM'NATmQVERdCATli
sit-vistrai-mentis-acapis-caVae-mîminisse
VTDEVS-OMNIPOTlNS-ACAPENlNWcVlASIRVrT
Dixi,'r-nHOc^ki^MNi/pOTiN/-cvî
SlCNklSSlTATlLlAElACAPiCRHlSj
B1SDII\05.?EPTEM aANN0Smi5J\ HAEGlLU?ERCRHl5TVMÎV£RAT-51j
Pendant longtemps la plus grande partie de cette inscription se trouva à Rocca di Papa ; il ne restait ici que le fragment QVANDO VEN..., recueilli au second étage près du lucernaire [e]. On a pu en 1900 réunir tous les fragments et reconstituer le texte presque aussi complet que l'avait vu de Rossi : il ne manque plus que la partie droite des cinq dernières lignes (^).
Dans le fragment
///RATIiE
AQyiiji
///T qui est aussi fixé à droite, vers le fond de la grande crypte, il serait permis peut-être de deviner le nom d'un AQVl(la) ou d'un AQVl(linus).
I. Cf. de Rossi, Bullett., 1884-85, p. 73,74 ; Inscrip/., christ., t. I, part, i"^, p. XXIX sq.
Cette grande crypte est entourée d'autres chapelles. L'une d'elles [C] a une importance exceptionnelle : c'est la célèbre chapelle que les fossoyeurs, et après eux tous les archéologues, ont appelée « chapelle grecque », à cause de deux inscriptions grecques tracées sur la paroi, à droite, dans un arcosole :
OBPIMOC nAAAAAICO TAÏKITATO ANGWICO CÏNCXOAACTH MNHMHG XAPIN
OBPIMOC NeCïOPIANH MAKAPIA rAïKïTAïH CÏMBICO MNHMHC KAPIN
Cette chapelle est remarquable par sa forme architecturale et par ses peintures. C'est une assez grande église autour de laquelle court un banc circulaire ; un arc la divise en deux parties. Les peintures de la partie antérieure sont connues depuis longtemps. L'artiste semble avoir voulu y suivre un ordre logique, en représentant l'Epiphanie, manifestation de la vérité aux infidèles (au-dessus de l'arc); Moïse frappant le rocher (au-dessus de l'entrée) et le paralytique (paroi à droite), symboles de la grâce et de la pénitence ; des traductions figurées des prières liturgiques funéraires, Suzanne accusée et justifiée (sur les deux parois), les trois enfants dans la fournaise (à droite et à gauche de l'entrée). Au-dessous de la peinture de Suzanne, à droite, il y a un « graffi-
to » : NAVIGI VIVAS IN N^^ et trois fragments avec dates consulaires du IIl^ siècle: