Q.VÏ ET EXVPERI VS . EGIT . AN . V . M . I . D . VII
Il y a près de ces dernières inscriptions une galerie transversale [K] très courte, mais très importante, à cause de ses tombeaux encore intacts et fermés, pour la plupart, avec des briques à inscriptions rouges. A gauche, derrière une grille, la remarquable inscription de Vericundus. La lettre M, peinte
sur la chaux au milieu du nom, ne peut être que l'abréviation du mot MARTYR : un « praenomen », comme Marcus, n'aurait pas été mis à cette place. C'est donc le tombeau d'un martyr inconnu, remontant au 11^ siècle.
Au-dessous :
AELIABVS SERENE ET NORICAE
FILIABVS PIENTISSIMIS
P . AEL . NORICVS • PATER • POSVIT
(Sur marbre)
Dans la même paroi, sur des « loculi » intacts :
AOMNINOS
ernPAZAC
(En rouge)
En face, sur d'autres «loculi ^ également fermés
SILVINA SOKOR ARSINOE
(En rouge) (Sur marbre)
MARCO Filio (En rouge)
neTPOc/// pHTRvs
/ / / / / FILIVS . AVSANONTIS
(Sur marbre)
enfin un tombeau d'enfant avec le nom en rouge
SVSANNA
Le Musée de Latran possède le fac-similé d'une inscription trouvée en 1802, vraisemblablement dans cette région ou à l'étage inférieur ; elle était peinte en rouge sur trois briques fermant un « loculus » :
, - f vCpËM 'P^SCIL liAE rTRANSLATA-M VÇNiAN VM-l'KOl'K^NKAI'Ql.-lM
On pensa jadis que l'ignorance du fossoyeur lui avait fait placer en avant la fin de l'inscription, ou bien qu'il avait commencé à tracer les caractères trop à droite et fut obligé de terminer sur la tuile gauche. En effet il faut indubitablement lire : FAX TECVM filvmena. Mais en rapprochant
ce fait de plusieurs autres analogues constatés au second étage (O)Oii ^ été amené dernièrement à supposer queces trois tuiles avaient été enlevées à un tombeau ancien et utilisées, à une époque postérieure, pour fermer un autre tombeau. Dans cette hypothèse, le nom de Philumena ne s'appliquerait pas au corps trouvé derrière l'inscription en 1802. Les signes joints à l'épitaphe ne sont pas, comme l'ont voulu quelquesuns, des instruments de martyre, mais simplement des ancres et des palmes, symboles de la croix, de l'espérance et de la victoire. Les ossements furent transportés à Naples, puis à Mugnano. C'est tout ce que nous savons de cette Ste Philomène ; son histoire, telle qu'elle a cours, doit être considérée comme un roman (2). Il est permis de croire que le corps fut celui d'une sainte, mais anonyme et inconnue.
Au delà de la galerie de Vericundus, on peut aller visiter à droite un petit i cubiculum » où furent enterrées trois femmes dont les noms y sont inscrits :
DEP . CAECILIAE XIIII K IVN/// ^EP HONORATAE XVII • K • AVG/// dep SOFIAE XV K lAN
En face de cette chapelle, remarquer sur le sol, au fond d'un « loculus », ces belles inscriptions :
AVRELl . VARRO IVL . TERSAHEC DVLCISSIME • ET