‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 274 sur 378 · Duchesne, Lib. pontif. , p · texte numérisé non relu

Duchesne, Lib. pontif. , p

5. Cf. de Rossi, /?cw. sott., I, p, 203. Cette Priscille la jeune, du IV*^ siècle, pourrait être celle que nomme l'inscription rapportée plus haut, p. 434.

rapportât à un souvenir local, à quelque fait spécial, comme j'aurai occasion de l'expliquer ailleurs.

Le souvenir de Libère se conserva d'autant plus longtemps dans cette région de la voie Salaria, que ce pontife eut son tombeau précisément dans le cimetière de Priscille, ainsi que l'atteste le Liber pontificalis : « Qui sepultus est in cymiterio Priscillae via Salaria. » C'est sans doute près de la basilique de St-Sylvestre, non loin du baptistère récemment découvert, que se trouvait le magnifique poème conservé dans la Sylloge de Corbie, éloge splendide,comme l'a reconnu de Rossi, d'un pape trop calomnié. Libère, victime de la persécution des Ariens, y est appelé « glorieux champion de la foi de Nicée », on le compare aux confesseurs et aux martyrs, et on lui attribue la puissance de faire des miracles après sa mort i^). Nous savons en outre par plusieurs anciens martyrologes que jusqu'à une époque tardive l'anniversaire de ce pape fut célébré au cimetière de Priscille (^).

Après avoir établi ces premières données, je cherchai dans \QsSyllogae épigraphicae{3)s\ elles ne renfermaient pas quelque inscription susceptible de s'appliquer à notre monument, je les parcourus toutes avec un soin minutieux, et finis par m'arrêter à la Sylloge de Verdun, rédigée par un pèlerin anonyme à peu près contemporain de Charlemagne. Ce recueil a un caractère topographique que de Rossi a mis en relief et que tout le monde peut facilement reconnaître. Son auteur, après avoir copié quelques inscriptions dans la ville, se rend sur la voie Salaria Nova ; il fait ensuite un petit détour jusqu'à Ste- Agnès, puis revient sur la même voie et y transcrit les inscriptions des cimetières de cette voie. Il arrive en dernier lieu à un groupe qu'il appelle « ad S, Sylvestrum », c'est-à-dire à Priscille. Enfin il rentre dans Rome et

1. Voir, à la fin de notre description du cimetière, le texte de ce poème joint à toutes les autres inscriptions historiques locales. Il importe de remarquer que l'un des arguments sur lesquels s'appuya de Rossi pour rapporter ce poème au pape Libère fut précisément qu'on le trouvait copié au milieu de ces autres inscriptions delà voie Salaria, la région où fut enterré Libère. Cf. Bidlett., 1883, n. I.

2. On lit dans le Martyrologe de Raban Maur : <( VII Kal. octob. Romae in coemeterio Priscillae natale Liberii episcopi ». Cf. de Rossi, loc. cit. , p. 57.

3. Publiées par de Rossi, Inscriptiones christianae, t. II, part. I^.

relève quelques inscriptions de l'église des S^^- Apôtres, de Ste- Marie- Majeure, du patriarcat de Latran et de la basilique Vaticane. Voici, en conservant la numérotation de M. de Rossi, la partie du texte de la Sylloge qui concerne le cimetière de Priscille.

21. Ad son Sylvesfrum ubi ante pausavit super illo altare (^).

LIBERIVM LECTOR, etc. (Épltaphe du pape Sirice, infr., p. 470).

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