‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 278 sur 378 · Inscript, christ., tom. cit., p · texte numérisé non relu

Inscript, christ., tom. cit., p

2. Dès 1895, dans son excellente édition critique des poésies damasiennes, M. Ihm écrivait à propos de notre inscription : « Aliud carmen inscriptum ad fontes (infr. n. 72 Siimite perpeticam, etc. ) num ad fontes basilicae Vaticanae pertineat, id quod opinantur Rossiuset Grisar, licet dubitari, » Damasi epigram?nata, p. 10.

signatorium » : << Isti versiculi scripti sunt ubi pontifex consignât infantes ». Suivant de Rossi, il est peu vraisemblable qu'au VI 11^ siècle le pape baptisât et confirmât dans un baptistère cîmitérial : c'est donc au Vatican plutôt qu'au cimetière de Priscille que se rapportent ces vers. Mais à vrai dire, il n'est pas nécessaire de supposer qu'un tel usage existait encore au temps du pèlerin anonyme ; celui-ci a parfaitement pu donner à son expression un sens historique : il aura dit : « ubi pontifex consignât infantes», au lieu de « in consignatorio », peut-être pour expliquer ce mot même, comme en parlant d'une ancienne basilique aujourd'hui abandonnée, nous pouvons dire que telle inscription se trouve « in cornu Evangelii », c'est-à-dire du côté où autrefois se lisait l'Evangile. Admettons que le baptistère et le « consignatorium » de Priscille, à la fin du VII I*^ siècle, ne servaient plus à des cérémonies liturgiques, mais étaient conservés comme monuments du passé : il était difficile de marquer leur place en termes plus naturels que ne l'a fait l'auteur de la Sylloge Virdune7isis. Il n'y a d'ailleurs pas plus de difficulté à admettre un « consignatorium » au baptistère de Priscille qu'au Vatican; des deux côtés nous avons une basilique cimitériale. Il semble qu'il y en eut un aussi au baptistère de St-Paul, on pourrait du moins entendre en ce sens les vers d'une inscription copiée en cet endroit par plusieurs recueils :

HAEC DOMVS EST FIDEI MENTES VBI SVMMA POTESTAS LIBERAT ET SANCTO PVRGATAS FONTE TVETVR.

A la fin du VIII^ siècle, le baptistère de Priscille et son « consignatorium » ne devaient d'ailleurs pas être tout à fait abandonnés, puisque, d'après le Liber pontificaiis, le pape Hadrien I^^ restaura le cimetière et ses édifices.

Après avoir répondu aux objections, je fais une autre remarque. Nous savons avec certitude que dans l'abside de la basilique de St-Sylvestre était l'inscription suivante, résumé

du symbole auquel le néophyte adhérait par le baptême :

Q.VI NATVM PASSVMQ.VE DEVM REPETISSE PATERNAS SEDES ATQVE ITERVM VENTVRVM EX AETHE-RE CREDIT IVDICET VT VIVOS REDIENS PARITERQ.VE SEPVLTOS MARTYRIBVS SANCTIS PATEAT Q.VOD REGIA COELI RESPICIT INTERIOR SEQVITVR SI PRAEMIA CHRISTI

Le dernier vers est assez obscur. Le sens général du morceau paraît être celui-ci : i( Celui qui croit à l'incarnation et à la mort de Jésus-Christ, à sa résurrection et à son ascension, au jugement final, s'il veut mériter la vie éternelle, doit examiner sa conscience et se repentir », donc recevoir le baptême : « Vis baptizari ? Volo. »

Sait, comme une invitation au Sacrement, cette autre inscription :

SViMiTE PEKPETVAM SANCTO DJ: GVRGITE VITAM

CVRSVS HIC EST FIDEI MORS VBI SOLA PERIT ROBORAT HIC ANIMOS DIVINO FONTE LAVACRVM

ET DVM MEMBRA MADENT MENS SOLIDATVR AQVIS AVXIT APOSTOLICAE GEMINATVM SEDIS HONOREM

CHRISTYS ET AD COELOS HANC DEDIT ESSE VIAM NAM CVI SYDEREI COMMISIT LIMINA REGNI

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