‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 281 sur 378 · Bullett., 1880, p · texte numérisé non relu

Bullett., 1880, p

infantes » ; elle a une importance spéciale dans la question qui nous occupe :

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HVC VNDIS GENERATE VENI Q.VO SANCTVS AD VNVM SPIRITVS VT CAPIAS TE SVA DONA VOCAT

TV CRVCE SVSCEPTA MVNDI VITARE PROCELLAS DISCE MAGIS MONITVS HAC RATIONE LOCI

Ces paroles signifient, si je ne me trompe, que le fidèle qui avait reçu le baptême et la confirmation en cet endroit avait un motif particulier de tirer du lieu même de salutaires avertissements pour éviter les périls et les séductions du monde. Ce motif était, sans doute, qu'un souvenir local rappelait quelqu'un qui avait donné un enseignement moral, exhorté à fuir le péché. Ceci convient très bien à un lieu où avait prêché S. Pierre, très mal à son tombeau, qui devait encourager plutôt, comme tous les tombeaux de martyrs, à la profession généreuse de la foi. D'autant que « ratione loci ^ désigne évidemment un lieu, non un simple objet, tel qu'aurait pu être la chaire, supposé qu'elle eût été transportée au baptistère Vatican. On pourrait même dire que l'expression « mundi vitare procellas disce ». tout en résumant d'une manière générale les enseignements donnés par l'Apôtre, paraît suggérée par un passage de la I^^ Epître, que l'on pense communément avoir été écrite par S. Pierre à Rome même : « Sobrii estote et vigilate, quia adversarius vester diabolus tanquam leo rugiens circuit, quaerens quem devoret ; cui resistite fortes in fide, etc. » {^). Le poème s'applique donc moins aisément au Vatican qu'à la région Salario-Nomentane, au baptistère de Priscille. Rien d'étonnant à ce que S. Pierre ait prêché près du cimetière de Priscille, puisque cet hypogée fut creusé dans une propriété suburbaine de Pudens, Pudentienne et Praxède, qui, suivant une ancienne tradition, reçurent l'Apôtre dans leur palais du Viminal. En-

I. / Petr., V, 8, 9. D'autres passages encore des ÉpUres de S. Pierre pourraient servir à éclairer la phrase finale de l'inscription : « magis monitus hac ratione loci ».

fin le vers « Pastoris summi dextera signât oves » prouve que ce baptistère était un baptistère papal. Après tout ce que nous avons dit des monuments de la catacombe, de l'antiquité de ses peintures et de ses inscriptions peintes en rouge, de la fréquence du nom de Pierre sur les épitaphes (i), etc., un baptistère papal dans cette région doit apparemment se rattacher à un souvenir de S. Pierre.

Bien plus, ce souvenir n'est pas seulement celui du baptême conféré par l'Apôtre, au témoignage des Acta Liberii^ mais encore celui de sa chaire, de la « sedes ubi prius sedit sanctus Petrus )>, que mentionne le célèbre papyrus de Monza (Vie siècle).

Le Catalogne de Monza est une liste des huiles recueillies à Rome par le prêtre Jean au temps de S. Grégoire le Grand, Notifia oleorum (2) ; on l'a tirée des étiquettes, « pittacia », attachées aux fioles qui renferment ces huiles. Nousn'y trouvons pas l'ordre topographique, comme dans les Itinéraires des pèlerins ; néanmoins les groupes du Catalogue aussi bien que ceux des étiquettes sont formés suivant le voisinage topographique: de Rossi l'a démontré, et tout le monde l'admet(3). Or si on examine sans parti pris les indications du papyrus de Monza relatives à la chaire, on doit avouer qu'elles se rapportent plutôt à la voie Salaria nova, et qu'on n'a pu les rapporter à la voie Nomentane sans faire un peu violence au texte. L'étiquette qui nomme la Chaire de S. Pierre la place parmi les Saints de la voie Salaria nova, Vital, Alexandre, Martial, Marcel, Sylvestre, Félix et Philippe :

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