‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 289 sur 378 · AMATORI BONO QVI OM NES SVOS AM ABIT CARISSIMO · texte numérisé non relu

AMATORI BONO QVI OM NES SVOS AM ABIT CARISSIMO

Il y a, tout près, l'image d'une chaire tracée à la pointe sur une pierre : comment ne pas la rapprocher du souvenir de la chaire de S. Pierre?

Au fond d'une autre galerie [P], à gauche, on voit un phare sur un « loculus » j à droite l'inscription :

ePCOTA pœMH

rnep to^n xeKNœN GNTAAeKeiTAi

MGTA ///ANAPOC

Cette inscription est tracée au charbon sur la brique. Elle nomme une femme appelée ROME et exprime peut-être cette demande : « Prie pour tes fils avec ton mari ».

Tout récemment quelques galeries ont été déblayées à côté du lucernaire [L]. On y a retrouvé des « loculi » encore fermés, sur plusieurs des inscriptions rouges très anciennes et des i graffiti » sépulcraux. Un tombeau présente réunis les deux noms PETRVS PAVLVS, qui ont ici une particulière importance. Les tuiles fermant les ^ loculi » ont été plusieurs fois enlevées à des tombeaux plus anciens ; c'est ainsi qu'on voit, partagées entre deux « loculi » d'enfants, deux tuiles qui étaient primitivement rapprochées et portaient le nom d'un certain ASCLEPIODOTVS.

Dans la galerie transversale [I] à laquelle aboutit l'escalier du vestibule de la chapelle grecque :

CLAVDIVS ARTIMIDORA SEMPER

TROFIMVS VIVES IN DEo

ANTISTIA BENERIOSA

CALPVRNIANI

HANTAONINA

IN PAGE

Une autre galerie latérale, la cinquième en partant du point [B],est dans un merveilleux état de conservation; tous les «loculi» sont intacts, plusieurs avec leurs inscriptions très anciennes encore en place. L'une d'elles, sur un « locu-

Guide des catacombes romaines. 30

lus » en haut à gauche, rappelle un affranchi de Septime Sévère et de Caracalla :

/////// AVR . SOZON . AVGG • LIB • COGNATVS • BENE

MERENTI • POSVERVNT ^Ancrc)

Elle a été, à une époque postérieure, employée comme matériel de clôture, ainsi que celle d'Asclepiodotus. Même remarque à faire à propos d'une autre inscription de la même galerie :

TRI BENhMEREN CMAPANASO

TI FECIT ROR NOETI FRA

On .comprend tout de suite que ces deux fragments proviennent d'un autre « loculus » et que le fragment de gauche était primitivement à droite. Cette observation doit pouvoir s'appliquer à d'autres faits analogues (i).

Dans une galerie voisine [R], un « loculus ^ est fermé avec des tuiles sur lesquelles sont peints des groupes de figures en des attitudes diverses et difficiles à interpréter. On y distingue pourtant le bon Pasteur au milieu de son troupeau, peinture très rare et qui mérite d'être étudiée.

Voici enfin deux inscriptions trouvées précédemment dans ce cimetière. L'une est l'épitaphe d'une enfant de vingtdeux jours ; elle présente cette remarquable formule : « dans le divin royaume de Jésus-Christ » :

ePMIONHN rAIKuiaxT^v

01 COI roNGic erPAWAN eN eei/// m ^ BAciAe Ç)

HMHPAC KB AlieOavsv

('Ev Seiy. IHC0Ï>^^ ^y.:^ileiy., ou : £v BELU IHCOTxN ?>y-<^^'>^^')

La seconde est maintenant au Musée de Latran (viii, 8); elle a une valeur dogmatique, à cause de l'expression : « petas pro sorore tua > :

Page 1