In vit. Symmachi
construite, « ad latus formae Traianae ». Bosio, ayant vu dans le pavé de l'église de Ste-Cécile au Transtévère une inscription qui parle de « domnus Félix »,
GAVDIOSA DE POSITA IN BAS ILICA DOMNI FELICÎS
crut que c'était le nom du pape Félix (^) ; mais ce titre de « domnus » se donnait aux martyrs, non aux papes. M. Mommsen (2) voit une apologie de Félix II dans le passage du manuscrit de Corbie ou de St-Pétersbourg que M. de Rossi (3) regardait comme une défense de l'orthodoxie du pape Libère, sous lequel
.... Nicaena fides electa triumphat.
L'opinion de M. Mommsen ne paraît guère soutenable. En effet, dans le manuscrit de Corbie on parle de persécutions subies par le pontife ; or Félix II fut au contraire favorisé par Constance ; la condamnation que Félix aurait portée contre l'empereur arien n'est qu'une légende du moyen-âge. De plus le manuscrit de Corbie cite les inscriptions dans un certain ordre topographique ; or celle dont il s'agit correspond à la « via Salaria », oii Libère reposait, nullement à la « via Aurélia ». Au temps de Bosio, on découvrit dans l'église des Sts-Côme et Damien (1582) une inscription où le titre de martyr était décerné à Félix :
HIC REQ.VIESCIT S. FELIX PAPA ET MARTYR QVî DAMNAVIT CONSTANTIVM HERETICVM
Bosio (4) vit là un prodige vengeant la mémoire de Félix II ; mais l'inscription était apocryphe.
On ne connaît pas même l'emplacement exact du cimetière des deux Félix.