‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 298 sur 378 · Rotn. soit., 1, III, c · texte numérisé non relu

Rotn. soit., 1, III, c

Latran [viii, i6, i8], dans lesquelles est invoquée la martyre locale Ste Basille :

SOMNO HETERNALI AVRELIVS . GEMELLVS . Q.VI BIXIT 0" AN/// ET MESES . Vin . DIES • XVII • MATER • FILIO CARISSIMO • BENAEMERENTI • FECIT . IN PAC/// CONMANDO BASSILA INNOCENTIA GEMELLI

DOMINA BASSILLA COM MANDAMVS TIBI GRES GENTINVS ET MICINA FILIA NOSTRA CRESCEN QVE VIXIT MENS X . ET DES///

Ces deux inscriptions, nous donnant le nom de Ste Basille et la preuve qu'on l'invoquait, ont un grand intérêt topographique et dogmatique.

Les Actes de S. Hermès, unis à ceux de S. Alexandre^ pape, font de ce personnage un préfet de Rome martyrisé sous Hadrien. Il est certain que ces Actes sont légendaires et que le nom d'Hermès ne se trouve pas dans la liste des préfets. Mais s'il n'a pas été préfet de Rome, il put être employé de la préfecture. Sa mort arriva vers 119. Il était certainement honoré dès le I V^ siècle, car nous lisons dans le calendrier libérien : « V. Kalendas septembris Hermetis in Basillae Salaria vetere. > Les plus anciens Martyrologes le mentionnent à cette même date, 28 août.

Les fouilles du P. Marchi (^) et de M. de Rossi dans ce cimetière ont fini de dégager une importante basilique, la plus grande des églises souterraines. Cette basilique, élevée à l'époque de la paix dans la crypte même du martyr, était du reste déjà connue. C'est le premier monument que l'on rencontre en descendant dans l'hypogée du côté de la maison.

Le tombeau de S. Hermès était devant l'abside. Du taber-

I. Cf. Marchi, I 'mo7tumenti délie arli cristiane primitive, p. 237-272. — Le plan complet du cimetière n'a pas encore été fait. Le P. Bonavenia, S. J., le publiera dans une monographie qu'il prépare.

nacle en marbre dont l'orna S. Damase on voit un fragment sur lequel sont gravées d'un côté les syllabes HERME, et de l'autre INHERENS.

La basilique a succédé probablement à un ancien édifice préexistant. Elle est creusée dans le tuf et revêtue de maçonnerie ; sa voûte est très élevée. On y remarque une sorte de <L matroneum » placé à l'étage supérieur, et au fond de l'abside la niche pour la chaire épiscopale. Le sol et les parois étaient pleins de tombeaux. Hadrien I^^ restaura l'édifice au VIII^ siècle, « innovavit basilicam coemeterii » (i) ; mais le corps de S. Hermès fut, au siècle suivant, transporté à St- Marc par Grégoire IV.

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