‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 328 sur 378 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5l6 GUIDE DES CATACOMBES ROMAINES.

Je ne ferais pas difficulté d'y voir une inscription chrétienne ; AIAAXH signifie surtout « doctrine religieuse ^ ; et HTOG ne traduit pas seulement le mot « mœurs », mais de plus, suivant le Lexique de Suidas, équivaut à KaTY.xYjCj'.;. On peut penser que Gallonia attribue sa conversion aux efforts du père de Marc. Il est vrai qu'il y a en tête la dédicace aux dieux mânes ; mais souvent les chrétiens l'ont employée, par ignorance ou par habitude : il est même vraisemblable, la formule D. M. étant en latin tandis que l'inscription est en grec, qu'on s'est servi d'un marbre préparé d'avance avec ces deux lettres.

DlEPaç/// TAAE///

XYPIAKOG

IIPYMH

SYNBIQ

ArAnHTH

« Cyriaque à sa chère femme Prima. »

Après ces inscriptions grecques, nous en avons plusieurs en langue latine. Je commence par les deux plus importantes (^) :

HIC PASTOR MEDICVS MONVMEN/«m in martyrîs auîa FELIX DVM SVPEREST CONDIDIT Ipse sïbi PERFECIT CVMCTA EXCOLVIT QVI ad carmina sistit CERNET QVO lACEAT POENA me idla manet ADDETVR ET TIBI VALENTINI GLODRIA Sancti VIVERE POST OBITVxM DAT tihi DIGNA D&us

Cette inscription métrique, du V^ siècle, nomme le martyr local S. Valentin ; c'est même la seule où nous trouvions son nom entier. Elle a un intérêt historique, puisqu'elle rappelle les travaux d'embellissement exécutés dans la basilique de St-Valentin par un médecin du nom de Pastor (« perfecit

I. Pour les fragments damasiens fixés à côté, voir plus loin, p. 531.

cuncta excoluit ») ; et une importance dogmatique, car la « poena » dont elle parle ne peut être que l'expiation des péchés dans l'autre vie, et la formule « addetur et tibi Valentioi gloria » signifie que, par l'intercession du martyr, ses mérites seront appliqués au défunt.

S. Valentin devait être nommé aussi dans cet autre fragment :

/lldeposiTYS EST AD Domnum Valentinum llJnOl^AS IVNIAS

€ Ad domnum > est en effet l'expression sacrée et solennelle dont se sert l'ancienne épigraphie chrétienne pour mentionner les martyrs près desquels les fidèles souhaitaient de reposer.

Inscription opisthographe ; d'un côté :

////// preSli ' TITVL • LYChmelU ///CONIVX MlUilll ///VLPACESQ.///

Au dos :

///RVMFLETVMR/// ///ICVIDVAMQ.VE/// ///VIRE D///

L'attribution du premier fragment à un prêtre du titre de St-Laurent in Lucina n'est pas douteuse ; nous avons donc là une preuve que le cimetière de St- Valentin dépendait de ce titre : chose bien naturelle d'ailleurs, puisqu'il en était très rapproché et situé sur la même voie. Ce fait s'accorde bien avec la théorie de M. de Rossi sur la question générale des rapports entre les cimetières suburbains et les titres ou paroisses primitives de Rome (i).

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