De baptismo, c. l [P. L., t. I, col
4. Ces Actes ont été publiés pour la première fois par Grabe, Acta Paiili et Theclae priviîim édita tam graece quant latine ex matitcscriptis codicibus bibliothecae Bodleianae, dans le Spicilegiiim SS. Patrjitn, Oxford, 1714. Sainte Thècle est mentionnée par les martyrologes au 23 septembre, et rappelée par S. Grégoire de Nazianze, S. Grégoire de Nysse, S. Ambroise, S. Jean Chrysostome, S. Augustin.
vierge d'Iconium, ardente disciple de S. Paul, sortie saine et sauve du supplice du feu auquel elle avait été exposée dans l'amphithéâtre de sa ville et des tourments qui lui avaient été infligés à Antioche, voulut rejoindre son maître à Smyrne, et que dans ce but elle revêtit des habits d'homme : « Replicavit sibi tunicam et vestita est habitu virili concisis crinibus » (i). On n'a pas le droit de conclure de ce détail que notre groupe représente un fait historique ou réputé tel, car les Actes ne disent pas que Thècle ait fait, en habits d'homme, un voyage avec S. Paul : le vaisseau ne peut donc avoir qu'une signification symbolique. Dans la partie disparue de cette sculpture devait être représenté le port du salut, vers lequel se dirige le vaisseau mystique : ce dernier est gouverné, et sa voile réglée, par un timonier du nom de Paul. La pensée traduite par cette scène, c'est que l'âme de la défunte, guidée pendant la vie terrestre, comme Thècle, par les enseignements de l'apôtre, arrive au port du salut éternel. La défunte pouvait d'ailleurs s'appeler Thècle, et dans ce cas l'homonymie même aurait suggéré ce rapprochement. C'est ainsi qu'une autre Thècle, martyre inconnue, mais certainement distincte de la célèbre martyre d'Orient, fut enterrée à Rome sur la voie d'Ostie, à quelques pas de la tombe de S. Paul dont la première Thècle avait été disciple (2).
2. Sarcophage entier, orné de stries. Il est maintenant dans le cimetière. Au milieu, une figure de femme orante, voilée ; le visage n'est qu'esquissé. Aux angles, deux hommes barbus, drapés dans leur vêtement, un paquet de rouleaux à leurs pieds, tendant les bras vers l'orante. Ce travail du V^ siècle représente deux saints qui introduisent au ciel l'âme de la défunte. Au couvercle de ce sarcophage appartint le fragment d'inscription portant la date consulaire de 431 ou 452 et reproduit ci-dessus (3j.
3. Fragment de sarcophage orné sur une face de l'image du bon Pasteur, sur une autre de celle d'un enfant.