‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 364 sur 378 · LA BASILIQUE DE STE-SYMPHOROSE · texte numérisé non relu

LA BASILIQUE DE STE-SYMPHOROSE

mitivus, Tacteus, Nemesius, Eugeaius, Justinus, Crescentianus». Quand les corps eurent été transportés à Rome et déposés dans l'église de St-Ange in Pescheria (XI^ siècle), la localité fut abandonnée. Elle conserva néanmoins le nom de «Septem fratres» : nous le trouvons mentionné dans un document du XII^ siècle parlant du traité que Pascal II y conclut avec Henri V, «in campo qui Septem fratres dicitur». Et Bosio l'a reconnu, deviné plutôt, sous la forme corrompue que le peuple lui a donnée depuis, «Sette fratte».

En 1877, Stevenson se mit à étudier des ruines d'édifices anciens situés sur la voie Tiburtine, dans un fonds appartenant à la famille Grazioli. Il y reconnut les restes de la basilique de Ste-Symphorose. Elle comprenait deux édifices à abside ; le plus grand [B] tourné vers Tivoli, une vraie église longue de quarante mètres environ, avec trois nefs partagées par des pilastres ; le plus petit [A] tourné vers Rome, oratoire à trois absides semblables à celui de St-Sixte et Ste-Cécile. Tous les deux communiquaient par une ouverture correspondant à la «fenestella confessionis». S. Paulin de Noie

Tivoli t» li > Il Rome

Voie Tiburtine

nous apprend que les deux basiliques construites sur la tombe de S. Félix présentaient la même disposition : «Laetissimo vero conspectu tota simul haec basilica in basilicam memorati confessoris aperitur trinis arcubus paribus, perlucente transenna, per quam vicissim sibi tecta ac spatia basilicae utriusque junguntur» (^). On peut rappeler aussi que dans la basilique de Generosa, sur la voie de Porto, la «fenestella confessionis» était percée dans l'abside (2), et qu'à

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