‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 39 sur 378 · XXVIII . 0" VITAE IN · texte numérisé non relu

XXVIII . 0" VITAE IN

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DECEPTO . A LATR

ONIBVS CVM

ALVMNIS . N . VII

OTACILIA NARCI

SA COIVGI DVL

CISSIMO

Le coude que fait le Tibre au pied de la colline aura arrêté les cadavres; et comme les cimetières étaient alors confisqués, Béatrix, au lieu de transporter les reliques de ses frères à l'entrée de la ville, les aura cachées dans la carrière voisine du bois des Arvales. Le cimetière qui se développa autour du tombeau des martyrs ne prit jamais une grande extension :

CIMETIERE DE GENEROSA.

ce fut un cimetière de campagne, pauvre et grossier, comme celui de St-Alexandre sur la voie Nomentane.

La basilique [3] fut bâtie probablement par S. Damase, On y reconnaît le mode de construction mixte de la seconde

CIMETIERE DE GENEROSA.

moitié du I V^ siècle ; l'inscription dédicatoire, semblable à celles de S. Janvier et de S. Hermès, fut sans aucun doute composée par ce pape ; enfin une inscription porte la date consulaire de 382, une autre (sur le même marbre) celle de

Guide des catacombes. e

394, et ces inscriptions étaient gravées sur le pavé de la basilique :

BENEMERENTI ELIO GLIMPIQ aVIESCET IN PAGE OBITVM FECIT DIE III KALÎ) IVLIAS DEPOSITVS DIE KALD SS CONS ANTONIO HT SVAGRIO VVGC GONS

(An. 582).

ITEMaVE BENEMERENTI FILIE EUE MALLONIE QVIESGET IN PAGE OBITVM FECIT DIE VIIII KALDS DECEMBRES DEPOSITA DIE VIII KALDS SS CONS DD NN ARGADIO III ET HONORIO II AAVi/// CONS LOCVM A FVNDAMENTIBVS MARMORE ABIA/// ADORNAVIT SOCERO ET GONIVGI SVE VICTOP///

(An. 594).

Ordinairement la basilique s'élevait sur le tombeau des martyrs. Ici, pour éviter un travail trop considérable, on la construisit à côté, comme à Saint-Valentin. La « fenestella confessionis» était pratiquée au fond de l'abside, au-dessus du siège de l'évêque. Une galerie, « introitus ad martyres », conduisait du sanctuaire au tombeau [2] : c'était même le seul chemin pour y arriver, car des murs, dont on reconnaît les ruines, séparaient la chapelle historique des galeries du cimetière. On pénétrait derrière l'abside par une entrée latérale et un escalier [i].

La construction de la basilique remonte, suivant M. de Rossi, à l'an 382. Elle coïnciderait donc avec le triomphe de S. Damase dans la question de l'autel de la Victoire (i) ; peut-être doit-on y voir une attestation publique de ce triomphe. On a dit que le pape avait employé pour cette construction les matériaux du temple de Dia ; mais outre qu'une loi protégeait encore les monuments païens, on n'a trouvé ni dans le cimetière ni dans la basilique une seule inscription des Arvales employée là au IV^ siècle. Du reste quand Symmaque fut accusé de violence contre les chrétiens profanateurs de monuments païens, il en appela pour sa défense au témoigne de S. Damase : l'aurait-il fait si Damase lui-même eût coopéré à la dévastation des temples?

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