Cf. de Rossi, Rom, sott., t. III, p
cithare au milieu des bêtes fauves. Sur le devant d'un arcosole, dans la même chapelle, il y avait une peinture de l'Epiphanie : des maisons représentent Bethléem ; un prophète, qui est évidemment Michée, les indique du doigt.
Non loin du groupe des SS. Marc et Marcellien, S. Damase fonda un tombeau de famille, le « coemeterium Damasi » ; il y déposa sa mère et sa sœur, lui-même y reçut la sépulture. Les fouilles n'en ont pas encore révélé la place précise. Nous connaissons par les recueils épigraphiques les épitaphes qu'il composa pour son propre tombeau et pour celui d'Irène. Un fragment de cette dernière inscription, maintenant placé dans la basilique, au-dessous de l'inscription des SS. Nérée et Achillée, a été recueilli par moi à Sts- Côme-et-Damien : il est en caractères communs du I V^ siècle, parce qu'il fut gravé à une époque où Damase, simple diacre, n'avait pas encore adopté le caractère philocalien (^) :
Hoc tumulo sacrata Deo NVnc membra quiescunt Hic soror est Damasi nOMEN SI QVAeris Irène Voverat haec sese Christo CVM VITA MAneret Virginis ut meritum sancTVS PVDOR IPSe probaiet Bis denas hiemes necdum compleveRAT aetas Egregios mores vitae praecesserat aetas Propositum mentis pietas veneranda puellae Magnificos fructus dederat melioribus annis Te germana soror nostri nunc testis amoris Cum fugeret mundum dederat mihi pignus honestum Quem tibi cum raperet melior tune regia caeli Non timui mortem caelos quod libéra adiret Sed dolui fateor consortia perdere vitae Nunc veniente Deo nostri reminiscere virgo Ut tua per Dominum praestet mihi facula lumen.
De celle de S. Damase on n'a rien retrouvé ; on en possède le texte dans les anciens recueils :
I. Cf. de Rossi, Bullettino, 18888g, p. \<\6 sq. ; — Ihni, Damasi epigrammaia , p. 15-
Qui gradîens pelagi fluctus compre.ssit amaros Vivere qui praestat morientia semina terrae Solvere qui potuit Lazaro sua vincula mortis Post tenebras fratrem post tertia lumina solis Ad superos iterum Marthae donare sorori Post cineres Damasum faciet quia surgere credo.
Cette profession de foi explicite en la résurrection finale est très remarquable.
Une inscription, aujourd'hui perdue, mais copiée au XVIII^ siècle par Marini ('), mentionne un tombeau pour trois cadavres (« locus trisomus :^), situé dans une « crypta Damasi », par conséquent dans le voisinage du mausolée de S. Damase :
LOCVS TRI SONVS Vie TORIS IN CRV TA DAMASI
La Commission d'archéologie sacrée a entrepris, en vue de retrouver cette crypte, des fouilles qui n'ont pas jusqu'ici donné le résultat désiré.
Bosio et d'autres ont copié, peut-être dans cette région, plusieurs incriptions dont les originaux sont perdus :