I. Tome l*"", Notions générales,^, xv sq
INTRODUCTION. ^J
des martyrs et le lieu où ils se trouvent, crypte, oratoire, église ; sur les galeries qui y conduisent, le nombre de marches qu'il faut descendre, etc. Quelquefois cependant les indications sont vagues et peu exactes ; mais les confusions ellesmêmes prouvent que les auteurs ont vu les détails qu'ils n'ont pas su bien comprendre (i). De la comparaison de ces divers Itinéraires on peut tirer une preuve de leur véracité. Ils suivent des ordres inverses, les uns allant de la voie Aurélienne à la Porte Flaminienne par la voie d'Ostie, la voie Appienne, etc., les autres se dirigeant en sens contraire : or on trouve que leurs indications sont identiques. Avant de commencer la description de chaque cimetière je donnerai en note les passages des Itinéraires qui s'y rapportent.
Les archéologues qui ont étudié les catacombes, à partir du XV® siècle, n'ont eu en général qu'une connaissance assez imparfaite de la topographie de Rome souterraine. Bosio l'étudia d'une manière scientifique, à l'aide surtout des Actes et des martyrologes ; il ne connut que vers la fin de sa vie l'Itinéraire de Guillaume de Malmesbury.Boldetti, malgré son défaut de méthode, fit quelques découvertes, même dans les cimetières suburbicaires. Le F. Marchi, au siècle dernier, est le premier qui ait compris la valeur de ces Itinéraires, que M. de Rossi a appelés «la clef topographique des tombeaux suburbains des martyrs et des papes » (2) ; il s'est beaucoup servi de l'Itinéraire de Salzbourg ; mais il n'en connaissait pas le meilleur texte : M. de Rossi l'a découvert dans la bibliothèque de Vienne. C'est lui qui a définitivement rétabli la topographie des catacombes romaines, principalement de la voie Appienne, où le P. Marchi confondait encore Prétextât et St-Calixte, Domitille, St-Sébastien et St-Calixte.
D'après les Itinéraires, nous pouvons dire que toutes les catacombes romaines étaient situées entre les murs de la ville et le 3e mille hors des portes. Il y avait bien quelques cimetières plus éloignés, mais qui appartenaient plutôt à des villages suburbicaires. L'enceinte d'où l'on comptait la distance n'était
1. Nous en avons donné des exemples, Notions générales, p. XX vu.