INTRODUCTION. XIX
au IXe siècle (i), et d'Usuard (2). Ce dernier fut exécuté à St-Germain-des-Prés vers l'an 875 ; le Martyrologe romain actuel n'en est qu'une réédition, revue et complétée par le C^^ Baronius (1598). Benoît XIV fait sagement observer que si cette édition officielle ne peut pas être modifiée sans le consentement du Saint-Siège, il ne s'ensuit pas qu'elle ait une valeur historique indiscutable: « Asserimus Apostolicam Sedem non judicare inconcussae esse et certissimae veritatis quaecumque in martyrologium romanum inserta sunt. » Et il cite plusieurs exemples d'erreurs qui s'y étaient glissées et qui ont été corrigées par la suite. Ainsi on avait inscrit au 25 janvier Ste Xynoris, martyre : or dans l'homélie à laquelle le nom était emprunté, S. Jean Chrysostome (^) ne parle pas d'une sainte, mais de deux saints (^jvwpt'c, couple), Juventin et Maxime, martyrs sous Julien (4j.