‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 149 sur 334 · LES TOMBEAUX DE MARTYRS · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX DE MARTYRS

itinéraires étaient assez restreints. Dans les galeries où ils sont passés, ils ont écrit à la pointe leurs noms, et plus d'une fois le nom du martyr local, suivi d'invocations, comme celles-ci: « In mente habeas in orationibus tuis », — « In mente habete », etc. Les prêtres qui avaient célébré dans la crypte y laissaient souvent aussi leur nom et leur titre. Il faut distinguer ces « graffiti » des pèlerins de ceux qui ont été tracés sur les « loculi » au jour de la déposition ; ces derniers sont plus anciens et remontent jusqu'au 111% même jusqu'au IP siècle.

Les peintures fournissent aussi des indications très précieuses. Celles des arcosoles et des chapelles privées sont antérieures au V" siècle ; car après cette époque on cessa d'enterrer dans les catacombes. Les tombeaux des martyrs furent, au contraire, déplus en plus décorés. Quand on trouve dans une catacombe des peintures postérieures au V^ siècle, on est donc en présence d'un lieu vénéré. C'est ainsi qu'on voit des peintures byzantines dans la crypte de Ste-Cécile : du VP siècle, un portrait de la sainte en impératrice byzantine; du VII^, l'image du Sauveur. De la même époque sont les peintures de la chapelle de S. Corneille. Au cimetière de Pontien, les images du Sauveur, des SS. Abdon et Sennen, des SS. Pygmenius et Milix, présentent aussi les caractères de l'art byzantin du VP siècle. A St-Valentin, des traces d'une peinture byzantine ont également fait retrouver un sanctuaire célèbre, la chapelle même du saint éponyme du lieu, auparavant tout encombrée de constructions d'une époque postérieure.

S^^l'fS

bâf^M

^fec.

Gl)apitre trot^ième.

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