PALÉOGRAPHIE DES INSCRIPTIONS. I
SOUS ce titre, « Consul », et enfin P • P • (Pater patriae). Jusqu'à Trajan, là date de la puissance tribunitienne correspond à celle de l'empire ; ensuite, elle se compte à partir du 10 décembre. Les empereurs ne gardaient le consulat que pendant quelques jours, après quoi ils nommaient des « consules suffecti ».
Voici, comme exemple, une inscription de Trajan (^) :
IMP CAESAR DIVI xNERVAE F NERVA TRAIANVS AVG • GERM • DACICVS PONTIF MAX TRIBVNIC PO TESTAT XnTi IMP VI COS V P P
(An. iio ap. J.-C.)
Il y a aussi des titres spéciaux pour les membres de la famille impériale. A partir d'Hadrien, l'héritier du trône est « Caesar, Princeps juventutis ». L'impératrice est <( Augusta (2) », « Mater patriae », « Mater senatus », « Mater Castrorum », etc. L'ensemble de la famille impériale est désigné sous le nom de « Domus augusta », et un peu plus tard de « Domus divina »,
Morts, les empereurs sont souvent divinisés. Même de méchants princes reçurent le titre de « Divus ». Il est vrai que plusieurs eurent leur nom martelé en signe de condamnation, « memoriae damnati ». De même divers membres de la famille impériale.
§ IV. Paléographie des inscriptions.
Il est assez difficile de reconnaître l'âge d'une inscription à la seule inspection des caractères. En général, aux I^"" et 11^ siècles, les lettres sont très bien formées ; elles le sont moins bien au III^ ; elles deviennent difformes aux IV^ et V^. Mais naturellement cette règle générale souffre plus d'une exception.
Les inscriptions à la pointe, ou <'< graffiti », imitent, souvent