I. Corp. inscript, latin., III, p
•2.. Le même titre est aussi donné à d'autres princesses.
148 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
assez mal, les caractères de l'écriture monumentale; ou bien ils sont d'une écriture cursive parfois fort difficile à déchiffrer.
Les points, dans les inscriptions les plus anciennes, ont la forme triangulaire (a) ; plus tard, ils deviennent ronds ( • j ; au III*^ siècle, ils sont remplacés par une feuille de lierre, r « hedera distinguens » ( £^^ )■
On trouve parfois, servant à fermer des tombeaux, des fragments de calendriers, de tables de jeu, « tabulae lusoriae », avec des inscriptions : « Ludere nescis », — « Da lusori locum » — « Leva te, ludere nescis, victus surgis », — « Habemus in coena panem pernam » ; ou même des inscriptions païennes retournées. Au cimetière de St-Calixte, la seconde inscription de S. Eusèbe a été gravée au dos d'une inscription impériale de Caracalla.
La matière sur laquelle sont gravées les inscriptions peut quelquefois servir d'indice pour en retrouver l'époque, le marbre n'ayant été employé que sous l'Empire.
ij V. Marques de briques (').
Il faut signaler à part les inscriptions sur briques, c'est-àdire les estampilles des ateliers et magasins d'où elles sortaient. Sous la République, l'inscription avait la forme rectangulaire ; sous l'Empire, on trouve plus généralement la forme circulaire. Au centre du cercle était d'ordinaire une figure, puis autour une inscription ou deux inscriptions concentriques, mentionnant d'abord la matière : « Opus doliare », ensuite le propriétaire dont le fonds avait fourni cette matière première : « Ex praediis N. », ensuite l'atelier de fabrication : « Ex figlinis N. », le magasin de vente : « Ex officina X. », enfin souvent une date consulaire. L'ordre de ces éléments n'est pas absolument invariable, et ils ne sont pas toujours tous indiqués. Il est à remarquer que la date d'une brique ne fournit pas toujours sûrement celle de la construction du monument auquel cette brique a appar-
I. Cf. Marini, hcrizioni aiitiche doliari, réédité par de Rossi et Dressel (1884).