LES DERNIERS MONUMENTS DE L'ÉPI- GRAPHIE CHRÉTIENNE
VERS le milieu du Ville siècle, une sorte de renaissance littéraire se fait sentir. Sous l'influence d'Alcuin et de son école, on commence à cultiver Tépigraphie. Les premiers recueils d'inscriptions appartiennent à cette époque ; un des plus anciens est le célèbre Itinéraire d' Einsiedeln (Ville siècle). Les inscriptions de ce temps sont assez nombreuses. On peut citer comme exemple l'épitaphe du pape Hadrien pr, que Charlemagne lui-même avait fait graver en France, ainsi que le prouve, selon M. de Rossi, la nature même du marbre. Cette inscription est actuellement dans le vestibule de St-Pierre. Elle ne porte pas de date ; mais on sait qu'Hadrien I^r mourut en 795. En voici un fragment :
HIC PATER ECCLESIAE ROMAE DECVS INCLITVS AVCTOR HADRIANVS REQVIEM PAPA BEATVS HABET
POST PATREM LACRIMANS CAROLVS HAEC CARMINA SCRIPSI
TV MIHI DVLCIS AMOR TE .AIODO PLANGO PATER TV MEMOR ESTO MEI SEQVITVR TE MENS MEA SEMPER
CVM CHRISTI TENEAS REGNA BEATA POLI TE CLERVS POPVLVS MAGNO DILEXIT AMORE
OMNIBVS VNVS AMOR OPTIME PRAESVL ERAS NOMINA IVNGO SIMVL TITVLIS CARISSIME NOSTRA
HADRIANVS CAROLVS REX EGO TVQVE PATER
SEDIT BEATAE MEM. HADRIANVS PAPA ANNOS XXIII • MENS • X • D • XVII • OBIIT VII • KAL. lAN.
Malheureusement cette renaissance dura peu. Il s'en faut bien que l'on retrouve la même élégance, par exemple, dans l'inscription que Pascal I^r, au IX^ siècle, plaça sur la mosaïque de Ste-Praxède :
250 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
EMICAT AVLA PIA VARIIS DECORATA METALLIS
PRAXEDIS DOMIXO SVPER AETHRA PLACEXTIS HONORE
POXTIFICIS SV.MMI STVDIO PASCHALIS ALVMXI