NOTITIA » DES SAINTS DE ST-SYLVESTRE
Comme preuve de la décadence de l'épigraphie, on peut encore citer l'épitaphe de Nicolas Ier,en partie conservée dans
I. Cf. Marucchi, Guida archeologica deU'antica Preneste,\>. 153 sq.
252 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
les cryptes du Vatican. Cette grossière inscription a cependant une importance historique particulière. Elle rappelle le zèle apostolique de Nicolas (857-S68J1, qui travailla à la conversion des Slaves, des Bulgares, comme S. Grégoire le Grand avait travaillé à celle des Saxons ; et fait allusion à la grande autorité morale du pape. L'apôtre des Slaves fut S. Cyrille, qui vint à Rome avec son frère Méthode, apportant le corps de S. Clément mort en Chersonèse ; les peintures de la basilique souterraine de St-Clément ont conservé le souvenir de cette translation. Voici le texte de l'épitaphe :
SCIRE VOLEXS CVR TRISTE GENVS MORTALE REPENTE QVISQVIS AD HAEC PROFERAS EOIS PARTIBVS AVLAE TE.MPLA VEL OCCIDVIS POLLENS AVSTROQVE EEATAE AXE VEL A GELIDO CARMEN SCRVTARE MEMENTO CONDITVR HOC ANTRO SACRI SVBSTANTIA GARNIS PRAESVLIS EGREGII NICOLAI DOGMATE SANCTO QVI FVLSIT CVNCTIS MVNDVM REPLEVIT ET ORBEM INTACTIS NITVIT MEMBRIS CASTOQVE PVDORE QVAE DOCVIT VERBIS ACTVQVE PEREGIT OPIMO SIDEREAE PLENVS MANSIT DOCTVSQVE SOPHIAE COELORVM CLARIS QVEM SERVANT REGNA TRIVMPHIS VT VERNET SOLIIS PROCKRVM PER SAECVLA NATVM.
Nous avons aussi du IX« siècle des inscriptions relatives aux basiliques des Sts-Pierre et Paul. En 847, sur la fin du pontificat de Serge II, les Sarrasins ravagèrent Rome et les deux basiliques apostoliques; Léon IV, successeur de Serge, les battit à Ostie en 849. Reçu triomphalement à son retour, il décida de construire une enceinte autour de la basilique de St-Pierre. Ce fut l'origine de la « civitas Leoniana ». On peut voir encore des traces de cette muraille. Il reste aussi trois inscriptions qui y furent placées et qui sont actuellement fixées au mur du côté où était la Porta Angelica. L'une ne porte que ces mots : civitas LEONIANA. Les deux autres sont un peu plus longues ; elles nomment les milices qui exécutèrent les travaux :