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LE BAPTEME.
est celle de Noé dans l'arche. Ce symbole est fort ancien, car on le trouve dans la chapelle grecque de Priscille.
D'autres monuments à peu près contemporains des peintures de St-Calixte représentent aussi, et très clairement, le baptême. Ainsi une inscription d'Aquileia et un verre du IV^ siècle trouvé dans l'hospice de Pammachius à Porto et conservé au Vatican (^).
INSCRIPTION D AQUILEIA.
I. Cf de Rossi, Bullettino, 1876, p. 7-16. — Avant le baptême avait lieu l'initiation chrétienne. On lisait quelques pages de chaque Evangile, puis le symbole, enfin le Pater. M. Duchesne est porté à croire que « nous avons une représentation artistique de ce rite dans la célèbre scène du don de la Loi, qui figure sur tant de monuments chrétiens, peintures, sarcophages, vases dorés, et surtout dans les mosaïques absidales des basiliques. Le Christ est assis sur un trône glorieux, au sommet d'une montagne d'où s'échappent les quatre fleuves du Paradis. Autour de lui sont groupés les apôtres. S. Pierre, leur chef, reçoit des mains du Sauveur un livre, emblème de la loi chrétienne, sur lequel on lit la devise DOMINV5 LEGEM DAT ou quelque autre de même sens. Au-dessus de ce groupe apparaissent, dans l'azur du ciel, les quatre animaux symboliques, avec les quatre livres de l'Évangile. Jen'oserais assurer que cette scène ait été composée expressément d'après le rituel de la « Traditio legis christianae », mais il y a entre ces deux choses un rapport trop évident pour qu'il n'ait point été remarqué. Beaucoup de hdèles, en jetant les yeux sur les peintures qui ornaient le fond de leur église, devaient se rappeler une des plus belles cérémonies de leur initiation. » Les origines du culte chrétien, c. IX, § i.
284 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
Le baptême fait naturellement penser à la pénitence. M. de Rossi voit un symbole de ce sacrement dans le paralytique des Chambres de St-Calixte, qui serait le paralytique de Capharnaum. Mais la place de cette peinture a fait penser à d'autres archéologues qu'elle se rapporte plutôt au paralytique de la piscine. Ce symbole du reste est rare. En réalité la pénitence a été peu représentée dans les catacombes. Le P. Marchi a voulu reconnaître dans les chaires du cimetière Ostrien des souvenirs de la confession sacramentelle. Ces chaires ont servi sans doute à des usages liturgiques, mais il n'est pas vraisemblable qu'on les ait employées pour la confession. Le vrai et très fréquent symbole de la pénitence dans les catacombes, c'est le bon Pasteur ; on pourrait étudier à ce point de vue spécial les nombreuses nuances que présente cette image.
§ II. — L'Eucharistie.
Après les Évangiles et les Épîtres de S. Paul, le plus ancien document qui parle de l'Eucharistie est la A'.oayr, twv owo£xa à-OTTolwv. On connaissait, pour l'avoir lu dans Eusèbe de Césarée (i), dans S. Athanase (~), et ailleurs, le titre de cet écrit ; mais le texte en était perdu. Il a été retrouvé en 1883, dans un manuscrit du XI^ siècle, par le métropolite grec Bryennios.
Ce document contient deux parties bien distinctes : l'une, doctrinale et morale, suit les synoptiques ; l'autre, liturgique et disciplinaire, est inspirée de l'Évangile de S. Jean (3). C'est le plus ancien manuel liturgique de l'Église. Manuel incomplet, car il ne mentionne pas la consécration, que nous trouvons cependant clairement indiquée dans l'Épître aux Corinthiens et dans la i"^ Apologie de S. Justin (4). Il nomme pourtant la «fractio panis» : KaTà /.jv.axViV os Kjpiou T'jvy.yOivTcÇ x)>à'7aT£ àoTOv y.yX tù'/y.o'.i'i'jy-z Tzooo'eço.aoXovr.a'âaevo'. ~y. -aoa-