‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 266 sur 334 · Eev. critiq., 14 déc · texte numérisé non relu

Eev. critiq., 14 déc

données par l'empereur Héliogabale en l'honneur du dieu Elagabal et de la déesse céleste de Carthage réunis par lui dans un sanctuaire du Palatin. Seulement pour voir dans le monument tout ce qu'y trouve AI. Dietrich, il faut changer ^y.7Ù.v.yy en [BaT-Ariav, Ïlis-T'.; en Ny^ctt!.;, c'est-à-dire faire violence au texte gravé et s'écarter de celui des Actes, prendre le mot AAON dans son sens douteux ou au moins très rare de « pierre », et oublier que l'inscription, antérieure à l'an 216, l'est aussi aux fêtes célébrées par Héliogabale, qui ne devint empereur qu'en l'an 218 {^). Explication forcée, qui ne saurait nous enlever le droit de continuer à regarder l'inscription d'Abercius comme une inscription chrétienne et même comme « la reine des inscriptions chrétiennes », ainsi que l'appelait M. de Rossi. Elle est peut-être, en effet, la plus importante de toutes au point de vue dogmatique : elle ne fait pas allusion seulement au dogme de l'Eucharistie, mais au culte de la T.-Ste Vierge, à la communion des Saints, à la prière pour les morts et à la suprématie de l'Église romaine.

I. Cf. Ducbesne, Bullet. critiq., 1897, pp. 101-107 ; Zaccherini, L' iscrizione di Abercio, Roma, 1898.

Cl)apitre siTième.

Page 1