‹ Éléments d'archéology chrétienneChapitre 265 sur 334 · Rom., I · texte numérisé non relu

Rom., I

4. Origène, presque un contemporain dAbercius, dit aussi : « Novit qui mysteriis imbutus est. » yHom. in Levit. IX, 10). — « Quae norunt qui initiati sunt. » [In Exod. VIII, 4).

5. Dans les Sitzungsbcriehte der k'onig. preiiss. Akadernie. der Wissenschaften zu BerliJi, 1894, p. 87 sq.

298 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

cimetières en plein air (i). — On ne trouve, dit-il, dans cette inscription aucune allusion au dogme de la résurrection: une inscription chrét-ienne du IP siècle en aurait certainement renfermé quelqu'une. Mais n'est-ce pas faire allusion à la vie future que de se recommander aux prières des survivants? Le nom même de la résurrection est d'ailleurs assez rare dans les inscriptions des catacombes. Il n'est pas soutenable qu'on ait copié une inscription païenne pour Alexandre, qui était chrétien. — La partie positive du système de M. Ficker est encore plus difficile à établir que la partie négative. Identifier Cybèle avec la « virgo casta », et Attis avec l'IyOû; de l'inscription d'Abercius, c'est se jeter dans les hypothèses fantaisistes. Une des obligations imposées aux adorateurs de Cybèle était précisément l'abstinence de poisson : comment Abercius se serait-il vanté d'avoir violé cette obligation pendant son voyage à Rome (2) ? Et comment les anciens chrétiens, qui ont certainement vénéré Abercius, auraient-ils commis cette étrange confusion, de prendre pour un évêque chrétien un prêtre de Cybèle ?

M. Harnack (3) nie aussi le caractère chrétien de l'inscription, et y voit un reflet du syncrétisme oriental : le pasteur serait Attis, le roi (il lit ^ao-Jia) et la reine seraient Jupiter et Junon.Ses raisons de douter ne sont pas différentes, au fond, de celles de M, Ficker, lesquelles, on vient de le voir, sont assez faibles. « Comment, a écrit M. de Rossi, prendre au sérieux de pareils songes? Comment les admettre à une discussion scientifique ("*) .'* »

Il en faut dire autant de la nouvelle hypothèse proposée récemment par M. Dietrich (5) et adoptée par M. Salomon Reinach (6). Abercius serait venu à Rome pour les fêtes

1. Cf. de Rossi, Bullettitio, 1879, p. 102 ; 1872, p. 99, loo ; — mon article dans le Nuovobullet., 1895, P- n-^S-

2. Cf. de Rossi, Bullettino, 1894 ; — Dacliesne, Bullet. critiq., mars 1894.

3. Dans les Texte utid Untersiichungen, Leipzig, 1895, t. XH, fasc. 4.

4. Bullet., 1894. Cf. Marucchi, Nuovo bullett., loc. cit.; — Duchesne, Mélanges de V École Jranç., t. XV, 1895; — Wilpert, La Fractio punis; — Schultze, Theologisches Literaturblatt, 1894.

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