Cf. Allard, op. cit., app. J
la guerre des Goths, et dut être provoquée par le Sénat après le départ de l'empereur, vers le milieu de 269. Rome, Porto, Ostie, eurent leurs martyrs ; le plus célèbre est le prêtre S. Valentin. Les histoires ecclésiastiques, confondant Claude le Gothique avec Claude P^ ont souvent fait des martyrs de cette persécution les « protomartyrs de l'Italie » et les ont mis en relations avec les apôtres. Mais, nous l'avons dit, il n'y eut pas de prince persécuteur avant Néron.
La persécution de Claude fut limitée à l'Italie. En Orient, les chrétiens jouirent même d'une grande liberté, sous la protection de Zénobie, reine de Palmyre, dont l'évêque Paul de Samosate était le favori.
Claude II mourut dans la campagne contre les Goths. Il eut pour successeur Aurélien (270-275). Eusèbe (i), S. Jérôme (2), S. Augustin (3), l'auteur du De niortibiis persecutorum, signalent à cette époque une nouvelle persécution, au début de laquelle l'empereur mourut : € Inter initia furoris sui exstinctus est (4). » Au commencement de son règne, Aurélien avait été bienveillant pour les chrétiens. Quand il eut vaincu Zénobie,les habitants d'Antioche lui demandèrent l'expulsion de Paul de Samosate, qui, déposé à cause de sa conduite scandaleuse, se couvrait de la protection de la reine pour refuser de quitter la maison épiscopale. Aurélien la leur accorda, déclarant que la maison épiscopale devait appartenir à l'évêque en communion avec les évêques de l'Italie et de Rome (5). Mais de retour à Rome, il fit revivre le paganisme, construisit le temple colossal du Soleil, dont on croit reconnaître les traces dans le jardin Colonna, et enfin se fit persécuteur à son tour. Un des premiers martyrs fut S. Agapit, à Palestrina. Ses Actes fournissent une indication chronologique précise ; ils donnent le nom du préfet de Rome, Flavius