‹ Elements d'arithmetique suivis de la theorie des logarithmesChapitre 5 sur 108 · h' arithmétique est la science des nombres · texte numérisé non relu

h' arithmétique est la science des nombres

A. La numération est la partie de l’arithmétique, qui a pour objet d’exprimer les nombres et de les écrire d'une manière abrégée.

y. La numération parlée a pour objet d’exprimer les nombres.

Numération parlée des nombres entiers.

Le nombre un, qu’on appelle aussi unité, unité simple ou unité du premier ordre, ajouté à lui-méme, donne le nombre deux-, l’unité ajoutée au nombre deux donne le nombre trots; et, en continuant ainsi d’ajouter l’unité au dernier nombre obtenu, on a successivement les nombres quatre, cinq, six, ^ept; huit, neuf. L’unité ajoutée au nombre neuf donne le nombre dix , qu’on regarde comme une nouvelle unité à laquelle on donne le nom de dizaine

OU A'unitc du second ordre. En ajoutant le nombre dix à lui-niéme , puis au nombre qui en résulte, et ainsi de suite, on a les nombres vingt ou deux dizaines , trente ou trois dizaines, quarante ou quatre dizaines, cinquante ou cinq dizaines, soixante ou six dizaines, septante ou sept dizaines, octante ou huit dizaines , nonante ou neuf dizaines , dont les trois derniers se désignent plus ordinairement sous les noms de soixante- dix , quatre-vingts , quatre-vingt-dix. Pour exprimer les nombres entiers intermédiaires, ainsi que les nombres compris entre neuf dizaines et dix dizaines, on énonce d’abord les dizaines, puis les unités qui les composent : ainsi le nombre composé de trois dizaines et de sept unités simples s’énoncera trente-sept. Il y a exception pour les six premiers nombres entiers compris entre dix et vingt; ainsi, au lieu de dire , conformément à la règle précédente, dix-un, dix-deux, dix-trois, dix-quatre, dixcinq, dix-six, on dit onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize. On parvient ainsi au nombre nonante-neuf ou quatrevingt-dix-neuf, qui augmenté d’une unité simple donne le nombre cent , qu’on regarde comme une nouvelle unité à laquelle on donne le nom de centaine ou d'unité du troisième ordre. En ajoutant le nombre cent à lui-méme, puis au nombre qui en résulte et ainsi de suite, on a les nombres

deux cents, trois cents, quatre cents neuf cents. Pour

exprimer les nombres entiers intermédiaires ainsi que les nombres compris entre neuf centaines et dix centaines, on énonce successivement les centaines, les dizaines et les unités qui les composent : ainsi le nombre composé de trois centaines, de quatre dizaines et de sept unités simples s’énoncera trois cent quarante-sept. On parvient ainsi au nombre ne^f cent nonante-neuf, qui augmenté d’une unité simple donne le nombre mille, qu’on regarde comme une nouvelle unité à laquelle ou donne le nom d'unité du quatrième ordre. En ajoutant le nombre mille à lui-même, puis au nombre qui en résulte, et ainsi de suite, comme pour l’unité simple , on obtiendra la dizaine de mille ou l'unité

Page 1