‹ Éléments d'art et d'histoire militairesChapitre 53 sur 91 · DETAILS SUR LE GEME · texte numérisé non relu

DETAILS SUR LE GEME

les matériaux tirés du pays, tels que ponts de chevalets, ponts de pilotis, ponts d'arbres en grume, ponts roulants, en un mot, la construction des ponts pour lesquels il laut scier, équarrir, façonner des bois.

6» Les divers travaux qu'exige la défense ou l'attaque des places, et les reconnaissances qui se rattachent à ces travaux.

Ces attributions embrassent le temps de paix comme le temps de guerre. En paix, le génie fait exécuter ses travaux à l'entreprise par des ouvriers tirés des diverses localités ; pour les faire en temps de guerre, il a sous ses ordres des ouvriers militaires (1) organisés et dressés à l'avance, lesquels portent le nom de sapeurs et de mineurs, et sont fréquemment aidés par des travailleurs auxiliaires pris dans les autres armes, principalement dans l'infanterie.

Pour la guerre de campagne, on attache une compagnie de sapeurs dont l'effectif, sur le pied de guerre, monte de 120 à 150 hommes, à chaque division d'infanterie. Dans l'arme du génie, c'est donc la compagnie, accompagnée d'une prolonge à quatre chevaux et de ses conducteurs, qui constitue l'unité de force. Cette prolonge contient des outils de rechange destinés à remplacer ceux portés par les hommes et qui viendraient à se détériorer; chaque sapeur, outre son sabre qui peut lui être de quelque utilité pour couper et façonner le menu bois, se trouve en effet constamment pourvu d'un outil, pelle, pioche ou hache, qui fait partie de son équipement, est emmanché de fort court et se place dans un étui existant au milieu du sac, comme le montre la figure ci-contre. Dans un effectif de

(1) Ou recrute priacipalement les soldats du génie parmi les ouvriers d'arts

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