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ECHANGES ET PRIX

comporte, à un moment donné, qu'un prix unique.

Ce prix unique résulte, d'ailleurs, de la diversité même des offres et des demandes. Et, si Ton classe les acheteurs et les vendeurs d'après les prix extrêmes quils sont disposés à consentir y on peut dite que le prix du marché dépend de la quantité offerte et demandée par les vendeurs et les acheteurs de chaque catégorie. ^

En effet, voici, par exemple, un marché où se trouvent 2.000 hectolitres de blé. Sur ces 2.000 hectolitres, une certaine fraction appartient à des vendeurs qui se contenteraient du prix de 17 francs; une autre à des vendeurs qui voudraient tirer 19, 20 ou 21 trancs de Thectoliire, une autre enfin dont les propriétaires remporteront leur marchandise plutôt que de la céder à moins de 22 francs. Si donc tous les hectolitres trouvaient preneur à 22 francs, les 2.000 hectolitres seraient vendus, car toutes les catégories de vendeurs le céderaient à ce prix. A 20 francs, il y en aurait déjà moins à vendre, et à 17 francs beaucoup moins encore. On voit donc que les quantités offertes augmentent ou diminuent avec le prix ; elles varient dans le même sens (i),

(1) On peut représenter graphiquement ce phénomène très simple en traçant la courbe de l'offre et celle de la demande sur un marché soumis à la libre concurrence.

Courbe <U loffre

Courbe delddanauuU

firùc . /f/r 2o^ 25^

Jhix J5fr 2o& 2Sfc

l36 PART. II. — CIRCULATION

Les quantités demandas présentent naiurellemeni une gradation analoguCy mais en sens inverse. Elles diminuent si le prix augmente, les catégories d'acheteurs disposés à acheter devenant moins nombreuses ; elles augmentent dans le cas contraire.

On remarque aisément que, aux prix extrêmes, il ne pourrait se faire qu'un très petit nombre d'échanges, — taute de vendeurs pour les prix les plus bas, et faute d'acheteurs pour les prix les plus élevés. Mais, à mesure q'ie Ton s'éloigne dé ces extrêmes, l'écart entre les quantités offertes et les quantités demandées dimiijue également. Ainsi, au prix de 15 francs l'hectolitre, nous trouverions sans doute acheteur pour les 2.000 hectolitres présents au marché, mais nous ne trouverions par exemple que 500 hectolitres à vendre. Au prix de 25 fr^ nous trouverions sans doute une disproportion analogue, à cela près que ce seraient les acheteurs qui feraient défaut.» Par contre, au prix de 19 francs nous trouverions par exemple, 1.30c hectolitres à vendre, contre une demande de r.700 et au prix de 21 francs une oflfre de 1.800 contre une demande de 1.500 seulement. La différence entre les quantités offerte et demandée, à ces prix intermédiaires, est beaucoup moindre.

Et, elle tend à s'atténuer jusqu'à àispzYàUre par le feu de Voffreet de la detnande. En effet, sur les acheteurs qui forment une demande totale de 1.700 hectolitres au prix de 19 francs, il y en a un certain nombre qui ont atteint leur limite et qui se retirent, s'ils ne trouvent pas à acheter à ce prix ; mais il y en a d'autres qui peuvent aller au delà, et ils le font, si le nombre d'hectolitres qui leur est offert à 19 francs ne suffit pas à satisfaire leurdemande. D'autre part, sur les vendeurs qui mettraient en vente 1.800 hectolitres à 21 francs, il y en a 200, par exemple, qui ne veulent pas recevoir moins et se reti-

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