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CHAP. II. LA BANQUE EN GÉNÉRAL

de crédit à d*^couvert, et interviennent beaucoup plus dans rémission des fonds d'Etat que dans les émissions de valeurs industrielles.

En dehors des sociétés de crédit, les banques sont généralement spécialisées. En France, notamment, on peut distinguer tout d'abord celles qui s'occupent des affaires commerciales courantes (encaissements, recouvrements, escompte) : ce sont notamment beaucoup de moyennes et petites banques privées. Puis celles qui s'occupent spécialement des ordres de bourse tt du service des titres : il y a ainsi des banques dont la principale fonction est de gérer la fortune mobilière d'une clientèle souvent peu nombreuse, mais riche. Elles sont, par là même, tout naturellement amenées à sHntéresstr aux émissions. On peut classer dans cette catégorie à la fois les vieilles et importantes maisons dont certaines constituent la Haute banque, d'autres maisons plus modestes, mais anciennes, de la capitale et de la province, et enfin de très petites maisons de médiocre surface, fondées souvent par d'anciens employés des établissements de crédit.

Dans une catégorie un peu différente, on doit ranger les banques qui se chargent uniquement ou principalement admettre des valeurs nouvelles, surtout des valeurs industrielles, et qu'on qualifie de banques d'affaires. Ce sont, d'une part, de grandes sociétés par actions comme, à Paris, la Banque de Paris et des Pays-Bas, ou le Crédit Mobilier, d'autre part, des sociétés de moindre envergure ou des banques privées, et notamment un certain nombre de banques locales, telles que celles de la région de Nancy.

En dehors de ces grandes catégories, il y a des banques très étroitement spécialisées : d'une part, celles qui se consacrent aux règlements internationaux (banquiers arbitragistes) ; d'autre part, celles qui se consacrent à

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