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de la circulation^ ils se déprécient comme tout ce qui est surabondant. La dépréciation se manifeste par la hausse de tous les prix. On peut la mesurer exactement en comparant la valeur de l'unité monétaire en papier à celle de la même unité en métal. Ainsi le rouble russe en argent vaut environ 4 francs ; en ce momenty le rouble-papier ne vaut que 2 francs 70 centimes.
En Angleterre, en 1810, pour obtenir une guinée en or ou un poids équivalent de ce métal, il fallait donner une guinée et un quart en papier.
Les billets remboursables sont de la < monnaie de papier ». Celle-ci se maintient nécessairement au pair de la monnaie métallique, car le détenteur, plutôt que de subir une perte, en demanderait le remboursement.
Les billets non remboursables, à cours forcé, sont du c papier-monnaie ». Leur dépréciation n'a d'autre limite que celle de l'excès de leur émission.
L'exemple le plus mémorable est celui des assignats. La république française avait pris possession des biens du clergé et des émigrés, d'une valeur de cinq à six milliards. Pour en faciliter la vente, "Sur la proposition de Mirabeau, l'État émit des billets appelés n assignats », parce qu'ils étaient c assignés » pour l'achat des biens nationaux. Puisqu'on payait les biens achetés avec ces billets, qui devaient être détruits à mesure qu'ils rentraient, tous les biens vendus, tous les billets eussent été anéantis. Les assignats restèrent au pair jusqu'à la fin de 1 792, quoiqu'on en eût émis pour deux milliards de livres. Mais, pour faire face aux besoins de la guerre, on en créa pour environ quarante-cinq milliards. Leur valeur diminua à mesure qu'augmentait la quantité émise. Durant l'été de 1795, cent livres
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en assignats valaient à peine une livre en argent, et cette valeur variait énormément d'un jour à l'autre. Une paire de bottes se payait 1500 livres.
En juillet 1796, le cours légal des assignats fut supprimé.
L'importante leçon qui ressort de ces faits est celleci : la monnaie fiduciaire, fût-elle garantie par dos biens-fonds, se déprécie si elle dépasse les besoins de la circulation.
§ 6. Création libre des banquet d*éniittion.
L'émission des billets de banque doit être accordée à toute personne et à toute société qui acceptent la responsabilité de leurs actes; mais elle doit être interdite aux sociétés à responsabilité limitée, parce que celles-ci constituent une exception au droit commun.
Le règlement de la monnaie a toujours été reconnu, et avec raison, comme une attribution de l'État. La quantité de la monnaie influe sur tous les prix, et, par conséquent, sur la situation financière et les relations juridiques de chacun. Or les billets de banque sont une monnaie de papier, agissant sur les prix comme la monnaie de métal.
L'histoire des banques aux États-Unis montre clairement les dangers de la liberté illimitée de l'émission de ces billets.
Le progrès nous a conduits des monnaies locales aux monnaies nationales, et des monnaies nationales aux
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monnaies internationales. Le même progrès doit se réaliser pour le Lillet de banque.
L'unité desraojcns d'échange a les plus grands avantages, et leur diversité, de grands inconvénients.