VENTE. — ACHAT
S t. Le prix.
Le prix, dans un sens large, est tout ce que Ton obtient en échange d'un objet. Dans le sens usuel, c'est la quantité de numéraire que l'échange procure.
Le prix d'une chose est déterminé par la concurrence qui s'établit entre ceux qui veulent la vendre et ceux qui désirent l'acheter, c'est-à-dire par ce qu'on appelle la loi de V offre et de la demande.
L'offre d'une marchandise est toute la quantité qu'on en désire vendre; la demande, toute la quantité qu'on en désire acheter et qu'on peut payer. Quand loffre dépasse la demande, les prix baissent. Quand la demande dépasse l'offre, les prix haussent.
Beaucoup de bétail au marché et peu d'acheteurs : les prix baissent. Peu de bétail et beaucoup d'acheteurs : les prix haussent.
§ 2. L^cf&e ei la demande, et le ooùt de production.
La demande d'un objet est déterminée par le besoin, ou, ce qui revient au même, par l'utilité qu'a l'objet do
satisfaire un besoin. L'offre dépend de Tabondance ou de la rareté de l'objet demandé. Un objet est rare, soit parce qu'il est difficile ou coûteux de le produire, comme un chronomètre, soit parce qu'il existe en petite quantité dans la nature, comme le diamant.
La demande du blé est très intense, puisqu'il répond à un besoin de première nécessité. Cependant il n'est pas cher, parce que l'offre en est toujours abondante, et elle Test, parce qu'il n'estpas coûteux de produire du blé.
Cependant, si le blé vient à manquer, comme dans une ville assiégée, on donnera tout pour en avoir. Il en résulte qu'un petit manquant dans la récolte suffit pour augmenter beaucoup les prix.
Ceci montre que l'offre des choses que l'on peut produire à volonté dépend du coût de production.
On a appelé ce qui est nécessaire pour couvrir les frais ou le coût de production, le « prix nécessaire » ou « naturel ».
Voici pourquoi : si le prix courant tombe au-dessous de ce prix nécessaire, le producteur en perte cesse de produire; les objets deviennent plus rares et, par suite, le prix s'élève jusqu'à ce qu'il couvre les frais de production.
Si le prix courant s'élève au-dessus du coût de production, le bénéfice exceptionnel de la fabrication attire les capitaux, et, la production augmentant, le prix baisse.
Le prix courant est tantôt au-dessus, tantôt au-dessous du prix nécessaire, mais il tend toujours à s'en rapprocher.
Pour les choses dont on ne peut augmenter la quantité à volonté, il s'clablit un prix de monopole, et alors