LIVRE DEUXIÈME. — REPARTITION
* 1 J 1 ^ ^ ^ qu’il existe une organisation
sociale de la production, cette dernière implique l'existence d une organisation corrélative de la répartition, ou distribution, des produits.
Enfin, dans une économie où l’Etat ne règle pas la rroduction, où les producteurs font partie d'mtnprises privées, travaillant pour le marché, et où la coordination de leurs efforts s opère spontanément par le jeu des
éc langes, la Répartition résulte, elle aussi, de cette organisation spontanée.
L’étude de la Répartition, dans une société principalement individualiste comme celle où nous vivons, consistera donc, comme celle de la Production, à étudier :outd abord certains effets sociaux du libre jeu d’acti- .^ites individuelles.
Cependant 1 Etat, ici encore, joue un rôle, et nous aurons à analyser les effets de son intervention.
§ 2. — La notion de revenu. — Echange et revenu.
La part que chaque individu ou chef de famille retire (les produits du travail collectif est ce que l’on appelle 5 00 revenu. Le cas de la donation étant exceptionnel, en c ehors üu cercle étroit de la famille — laquelle constitue
une communauté de consommation, — lerevenu résulte
^ eneralement, d’un échange au sens le plus large du mot. Le plus souvent aussi, il consiste dans une somme d'argent, reçue contre une prestation quelconque, et avec liquelle u est possible d’acheter des objets quelconques.
1 apparaît, dès 1 abord, que tous les revenus indivi- L uels ne sont ni constants, ni égaux entre eux ; et le problème de la Répartition consiste dans l’étude de la formation non pas du revenu, mais des revenus, qu’il y aura 1 eu sans doute de classer par catégories.