REVENUS EN MONNAIE, REVENUS REELS I2I
CHAP. VI
éel tend à s'accroître pendant les périodes de hausse des
mais reei tenu a s accroiire penaam its pcrwuci uc rjaunc ua prix et à diminuer dans les périodes de baisse.
Il en est tout autrement du salarié. Celui-ci, nous l’avons déjà vu, obtient souvent des augmentations de salaire, lorsque la hausse des prix de vente assure au chef d’entreprise une plus large marge de bénéfice, mais l’augmentation de salaire ne suit que d’assez loin la hausse des prix ; par contre, un certain salaire journalier une fois obtenu, il s’efforce de le maintenir, meme dans les périodes de dépression. Aussi, si son revenu réel est, comme celui de l’entrepreneur, doublement affecté par les mouvements des prix, il convient d’ajouter qu’il subit beaucoup plus l’influence exercée par les mouvements des prix sur le coût de l’existence que celle qu’ils exercent sur son sa'aire nominal. On peut donc dire que, à l’inverse de l'entrepreneur, le salarié est souvent exposé à voir son revenu réel diminuer — malgré l’accroissement de son salaire nominal — dans les périodes de hausse des prix, et, au contraire, à le voir augmenter dans les périodes de baisse des prix ( i ).
Quant au capitaliste prêteur, son revenu nominal
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ven I nominal, laquelle, comme no risq Je de^n’être pas compensée par ' coin de^ l’existence, qui correspond pl baisse générale^des prix:
E î résumé, les mouvements g( affectent dans le même sens le revenu d en ;reprise et son coût d’existence ; dans une certaine mesure, au maintien d Mais, comme on peut admettre que, e d en reprise ne dépense pas tout son
(i) Cette lormule n’a rien d’absolu ; les facteurs qui agissent sur la détermination de salaire et sur les mouvements des prix et le coût de l’existence sont trop complexes pour permettre d’exprimer une loi générale. On peut cependant se rendre compte, en consultant le graphique de la page i ao, que, dans la période de dépression qui va de i88o à 1900, les salaires s’étaient maintenus et même légèrement relevés, malgré la baisse des prix et la diminution du coût de l’existence, d’où une augmentation très notable du salaire réel. Dans la période de hausse actutlle.il semble, d’après le graphique ci-contre, établi par les soins de la Statistique générale de la France, que les salaires, en France, se seraient élevés un peu plus vite que le coût de la vie, de telle sorte qu’il y aurait eu un accroissement du pouvoir d'achat ou, en d’autres termes, du salaire léel, malgré la hausse des prix. Mais l'accroissement du salaire réel est en tous cas moindre dans cette période de prospérité que dans la période de dépression précédente.
122 SECT. I. — l'entreprise PRIVÉE ET LA REPARTITION
subit moins directement que celui du chef d’entreprise
I influence des^ mouvements des prix. Cependant, nous a /onsdéjà noté plus haut que, si le revenu du capitaliste P individuellement considéré, se forme dans des conditions fort différentes du revenu de l’entrepreneur, il existe néanmoins une relation assez étroite entre le toux de 1 interet et le taux moyen du revenu d’entrepre* n iur. Et il semble, en effet, que le taux de l’intérêt tend,
II 1 aussi à s’élever avec la hausse des prix, et à s'abaisser avec la baisse des prix (i).
Mais comme le capitaliste prêteur participe moins imn édiat6in6nt Cl moins complètement que ^entrepreneur ai X bénéfices ou aux pertes résultant des fluctuations dt s prix, on peut admettre que son revenu nominal varie a me façon asseï sensiblement parallèle au coût de l'existence,^ et que, de tous les personnages qui participent à l'acti-
vî^ e économique, le capitaliste préteur est celui dont le revenu rCi l est le plus constant ^2).
i) Cette currélation a été miie nettement en évidence, pour la pe iode contemporaine. parM. Ch. Rist dans son article déjà cité sui la Hausse de l intérêt et la hausse des prix.
( 2) Ce problème est traité très en détail par M. Irving Fjsher dans son livre the Rate of interest, ch. v et xiv, et, plus sommairemtnt, dans son autre ouvrage The pnrehasing power of money, ch, IV. Nous rious écartons cependant de cet auteur, quant à la maniéré de calculer le rapport entre l’intérêt nominal et l’intérêt (cQquûappenQcommoJity intcrest).U. Fisher fait observer qu( le prêteur doit, ou devrait, se soucier du pouvoir d’achat de la mcnnaie, et comparer la quantité de marchandises qu’il pense pouvoi se procurer à l’époque du remboursement avec celle qu’il peut se irocurer actuellement au moyen de la somme qu’il prête • et il ajoite :<< supposons que les prix s’élèvent de 3 o o chaque arinée- Il e,t évident que 1 homme qui prête 100 dollars au début de larnee doit, pour toucher 5 0 0 d’intérêt « en pouvoir d’achat » recouvrer non seulement 103 dollars, mais en plus 5 o b de ces 103 dollars, soit un total de 108,15. C’est-à-dire que, pour recevoi 5 0, 0 d intérêt en pouvoir d achat actuel^ il doit recevoir un peu