‹ Éléments d'économie politique [microform]Chapitre 36 sur 173 · CH. PRÉLIMINAIRE. — MÉCANISME DES ÉCHANGES 12D · texte numérisé non relu

CH. PRÉLIMINAIRE. — MÉCANISME DES ÉCHANGES 12D

saire, — mais encore, dans certaines circonstances, où il s’agit uniquement de transférer la propriété des biens : nous'allons nous efforcer de préciser ces circonstances dans lesquelles intervient cet entrepreneur spécial qu’est le commerçant.

S 2. — Echange et commerce.

1 II arrive très souvent qu’une entreprise se procure les

|| marchandises ou les services qui lui sont nécessaires, en î s’adressant directement à celle qui les fournit : ainsi,

' lorsqu’un industrielqui s’installeabesoind’unemaçhine à vapeur, d’une turbine, d’une dynamo, il s’adresse aux i usines qui les fabriquent, et aux compagnies qui les transportent, sans qu’aucun intermédiaire intervienne dans l’opération.

Il arrive fréquemment aussi que le producteur s adresse r directement au public, en ouvrant lui-même des magasins, où il expose scs articles : ainsi nous voyons les /■ fabricants d’automobiles, de bicyclettes, etc., ouvrir i des magasins, où leurs préposés reçoivent la clientèle.

[3 Mais il n’en est pas toujours ainsi. Les producteurs

d’huile, de savon, de bougies, de sucre, de beurre, de , pâtes alimentaires, de conserves, de poivre, de riz, de I café n’installent pas à tous les coins de rue, ni jusque I dans les plus humbles bourgades, des boutiques pour ' vendre leurs marchandises au public. Et la raison en est évidente : la vente de chacun de ces objets séparément j ne justifierait pas de telles installations.

1 De même, e minotier ne se procure pas son blé, le

f filateur ne se procure pas son coton immédiatement auprès du cultivateur; ici, la dispersion des producteurs, comme précédemment celle des consommateurs, empêche l’établissement de relations directes.

1 Le commerçant est l’entrepreneur autonome qui in-

rm. î

PAin\ n. — CIRCULATION

icrvient, à ses risques et périls, et pour son profit

propre, uans les cas de ce genre, soit simplement, pour

aire venir des marchandises de provenances lointaines

-t \ariées (c est le fait principalement du commerce de

/ros , soit encore pour les réunir, dans un même local,

’i, public. (Ceci est le fait du commerce de

iletciil).

En résumé, 1 etude du mécanisme des échanges implique celle du commerce, sans se confondre avec elle. J.e domaine du commerce est limité par les circonstances que nous venons d’indiquer. Il arrive même que, {artois, le commerce se voit disputer son propre terrain,^

[ 'ai des associations de consommateurs, telles que les sxictés coopércitivês d ctch^^ty et de consotufficttiou (i^.

L.î commerce n eh tient pas moins une place notable cansle mécanisme des échanges, tant par suite del’existmee d’une catégorie distincte de producteurs qui s adonnent aux professions commerciales, que par les institutions auxquelles donnent naissance, d'une part,

1 activité spontanée des commerçants et, d’autre part h contrôle de l’autorité publique (2).

§ 3. — Grand commerce et petit commerce. ~ La concentration commerciale.

On doit distinguer, tn matière de commerce, comme en matière d’industrie ou d’agriculture, la grande et la

fi) \ oir plus loin, 3® livre. (Consommation.

(2) Sur le commerce en général on peut consulter avec profit di 'erses etudes de M. d’AvENEL dans le Mécanisme de la vie moderne, 5 vol., les ouvrages de M. P. Clerget, Manuel d' Economie co)wierctale &i àQU. Ives Guyot, Le commerce et les commerçants, ceui de M. J. Grunzel, System der Handelspolitik, et le livre Handel par Lexis, dans le Handbuch der polit ischen Œkonomie de Schon- BE1G [Volkswtrtschaftslehre, t. II).

Page 1