‹ Éléments d'économie politique [microform]Chapitre 44 sur 173 · CHAP. II. — MOUVEMENTS GENERAUX · texte numérisé non relu

CHAP. II. — MOUVEMENTS GENERAUX

contraire, tout simple d’admettre que les conditions de l’offre de la monnaie elle-même se sont modihees. La monnaie expliquerait donc les mouvements généraux des prix. Nous examinerons plus loin, en étudiant la monnaie, quelle est l’influence qu’on peut lui c^tribuer sur la formation des prix (i). Mais il suffit ici de considérer que le raisonnement qui^ vient d être exposé pèche par une simplification excessive de 1 hypothèse . ■amais tous les prix ne varient dans le même sens ; une lausse ou une baisse générale des prix n’est qu une hausse ou une baisse moyenne ; or, comme les prix vaiient chacun selon les conditions propres au marché de chaque marchandise ou de chaque service, leurs variations, a moins de se neutraliser par hasard, ont constamment pour résultat une hausse ou une baisse moyenne de l’ensemble des prix ; ces mouvements d’ensemble pourraient donc s’expliquer sans invraisemblance par les conditions qui déterminent les variations individuelles des prix.

Cependant, il faut reconnaître que, lorsque la nausse ou la baisse a un caractère durable, c est-à-dire lorsqu elle se prolonge pendant une suite d’années, il est logique d’en chercher l’explication soit dans un facteur qui agirait, toutes choses égales d’ailleurs, sur 1 ensemble des prix, soit du moins, dans un facteur qui agirait sur la majorité d’entre eux. C’est là, à, vrai dire, un des problèmes les plus vastes et les moins résolus qui se posent à l’attention des économistes, et le caractère elémen- /Ip rpt nnvrnpe ne nermet nullement d en aborder

jourd’hui enregistrer, au moins dans certains pays, les variations générales des prix avec une précision assez satisfaisante (i).

(1) voir 3® section, en. ii, $ .i.

(2) On peut lire, sur ce sujet, le recent

SHER, lhe pnrehasing poiver of money. — Von Lescure, Hausse et baisse générâtes de prix

d’iRVIXG

l’article de 'écon. polit.,

PART. II

Il convient toutefois d observer, pour ajouter un complément indispensable A ce qui a été exposé au chapitre précédent, que les divers marchés exercent une innuenceles uns sur les autres : parmi les facteurs qui déterminent les conditions de l’offre et de la demande de

I ^ précisément les conditions

de l ofire et de la demande des autres marchandises. tn effet, premièrement, il y a des objets qui répondent au même hesoin, autrement dit qui sont des succédanés 1 un de 1 autre : par exemple l’huile à brûler et le pétrole, le café et le thé. Il y a aussi des marchandises, ou des services, dont l’un entre dans la compositron de 1 autre, comme matière première ou comme moyen de transjormation ou de transport. Ici encore on comprend comment leurs marchés sont solidaires.

insi, des circonstances (progrès techniques, concentration de la production, ou, inversement, difficultés nou-

la matière première, soit de toute autre cause) qui influent sur la

^aleur meme d un petit nombre de matières premières, de moyens de transformation ou de moyens de transport peuvent modifier le prix de revient d’un grand nombre de maichandises et provoquer, par leurs répercussions un mouvement général de hausse ou de baisse. ’

l.es éléiiioiits fonclainoiitanx du iiiécanîsiiie des éeliaii^’Cs î nioiiiiaîe» l)anc|iie» l)Oui*sc«

Page 1