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LE COMMERCE INTERNATIONAL
campagnes se plaignent depuis bientôt dix ansL Seulement, ce qu’il importe de remarquer et de ne pas attribuer à l’échelle mobile, ce sont les écarts immenses que les prix courants du blé présentaient entre les diverses régions de la France, par suite de la difficulté des communications intérieures -.
Il faut le reconnaître, l’échelle mobile ne tint pas toutes ses promesses. La complication des tarifs par classes et par zones et la mobilité des cours régulateurs en rendaient l’application très gênante pour les douanes. Par dessus tout, les négociants ignoraient quels droits allaient être en vigueur au moment où les blés achetés à destination de la France pourraient entrer; aussi la spéculation était-elle ou plus risquée ou plus timide, et souvent elle n’arrivait que trop tard au secours du marché. Ces inconvénients étaient encore accrus par la lenteur des transports et des correspondances.
Le système de l’échelle mobile fut suspendu dans certaines années de disette (1829 et 1847) et il cessa de fonctionner à la suite des mauvaises récoltes consécutives de 1853, 1854 et 1855.
Puis la loi du 15 juin 1861 le supprima définitivement, en établissant un simple droit de statistique de 0,60 centimes par quintal métrique.
Du reste depuis un demi-siècle la culture du blé s’était considérablement développée; l’alimentation populaire avait été généralement améliorée; notamment, le seigle avait cédé en grande |