‹ Éléments d'économie politique pure [microform]Chapitre 16 sur 53 · Maintenant, du cas de deux marchandises (A) et (b · texte numérisé non relu

Maintenant, du cas de deux marchandises (A) et (b

passons d’abord au cas de trois marchandises (A), (B) et (U. Pour cela, représentons-nous un marché sur lequel arrivent, d’un coté, des gens qui ont de la marchandise (A), et qui sont disposés à en céder une partie pour se procurer de la marchandise (B) et une partie pour se procurer de la inarchandise (C) ; d’un autre côté, des gens qui ont de la marchandl^e (h) et qui sont disposés à en céder une partie pour se procurer de la marchandise (A) et une partie pour se procurer de la marchandise (C); d’un autre côté, enfin, des gens qui on de la marchandise (C), et qui sont disposés à en ceder une partie pour se procurer de la marchandise (A) et une partie

iiour se procurer de la marchandise (B).

Cela posé, prenant, entre tous, un porteur de (B), par exem- 1,1e, et développant comme il convient nos raisonnements anterieurs (50), nous dirons, ici encore, que les dispositions a l’enchère de cet individu sont susceptibles d’une détermina

tion rigoureuse.

Fn effet tout porteur d’une quantité q\> de marchandise (1 )

qui se rend sur le marché pour y échanger une certaine quantité ob.a de cette marchandise contre une certaine quantité da.i. de marchandise (A), suivant l’équation d’échange;

da.b ra = oi.-arb.

et une certaine quantité Ob.. de cette même marchandise contre

une certaine quantité (/, .b de marchandise (C), suivant l’équation d’échange :

en reviendra rapportant une quantité di..b de (A), une quantité dr.h de (C), et une quantité // = c/i, — Ob.a — ohx = gi. — tC.i, —

— dr.b — de (B). De toute manière, il v aura toujours entre les

quantités ^yi), — ou — ou yj^.b, d^,h et y la relation

ru

71) = // -\~ t/a.by^ii.b di\\>Pc.h-

Notre homme ne sait pas, avant d’êti*e arrivé sur le niarché, *\

ce que seront — ou pa.b et — ou mais il est certain qu’il

le saura dès en arrivant, et que, ces valeurs de pa.ij etp,..b étant connues, il adoptera, en conséquence, une valeur de (Ca.b et une valeur de d,,b, desquelles résultera finalement une certaine valeur de // en vertu de l’équation ci-dessus. Assurément, nous sommes forcés de reconnaître que la détermination de da.b ne peut se faire sans la connaissance de y>,.. b aussi bien que de pa. b, ni la détermination de d, .b sans la connaissance de pa.b aussi bien que de Mais on est aussi forcé de convenir «lue pa.i> et fr.h étant connus, da.i, et d,,b sont susceptibles d’étre détei minés par cela môme.

106. Or, ici encore, rien de plus facile que d’exprimer mathéniatiquement le rap|)ort direct de (/«.b et de dc,h, ou de la demande effective de (A) et de (C) en (B), avec pa.b et )\-.b, ou avec le prix de ces marchandises. Ce rapport, correspondant aux dispositions à l’enchère de notre individu, sera rigoureusement exprimé par les deux équations da,b = /a.b(/>a.b, /v.b)et dr.b = /c,b(pa.b, /Jo.b). On obtiendrait de la même manière les équations exprimant les dispositions à l’enchère de (A) et de (C) de tous les autres porteurs de (B) ; et, enfin, en additionnant purement et simplement ces équations de demande par-

tielle, 011 aurait les 2 équations de deniaiide totale ;

Da,b = Fa.b( i^a.b^

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