INTRODUCTION
mais, livres, cours, publications, n’arrivent à la connaissance que d’un très-petit nombre d’esprits studieux.
Quant à la masse des populations, aux enfants qui fréquentent les écoles primaires, ils ne connaissent, ne connaîtront jamais rien des institutions fondamentales qui président au mouvement des intérêts essentiels de la vie des peuples, au gouvernement de la société dans laquelle ils naissent, croissent et meurent, toujours prêts à se laisser séduire, entraîner dans les combats aveugles de partis^ dont les chefs eux-mêmes n’aboutissent qu’aux déceptions.
La diffusion des principales vérités économiques^ en éclairant le peuple sur les conditions d’existence, de développement.
(le prospérité de toute société, serait un puissant moyen d’apaiser, de pacifier les esprits, de les amener au sens pratique, à une agitation féconde.
C’est en vue de ce but que l’abrégé que l’on va lire a été conçu et rédigé, et c’est parce qu’il ne le croit pas inutile que son auteur le dédie au peuple.
DE l’économie politique
L’économie politique est l’exposé du système progressif de la formation, de l’accroissement, de la consommation et de la répartition de la richesse.
Elle comprend par là même l’état présent
des phénomènes économiques dans leurs rapports entre eux et le perfectionnement de leur systématisation.
Le plus haut terme de cette œuvre est la constitution de la science sociale proprement dite.
La science sociale embrasse l’ensemble des intérêts moraux, intellectuels et matériels de toute société et de'rhumanité.
La nature fournit le fonds commun de la richesse; l’bomme l’exploite, l’aménage, l’administre, l’augmente, en distribue les produits suivant ses sentiments, ses idées de justice.
D’où il suit que si les moyens de production se perfectionnent, le mode de répartition s’améliore aussi, conformément aux progrès des lumières dans le domaine du droit, de l’équité.
Le but de la nature est la conservation des formes harmonieuses de la vie, en vue de l’accomplissement de l’œuvre à laquelle elles sont destinées ici- bas.
La terre doit- être cultivée, assainie, fécondée, embellie.
L’humanité est l’agent chargé de cette tâche complémentaire de la création divine.
Elle a besoin, pour la réaliser, de vivre elle-même, d’entretenir, de développer tou-
tes ses facultés, de s’élever aux notions, à la pratique de l’ordre, à l’unité d’action, résumant les procédés les plus économiques.
L’homme étant doué de besoins, de sentiment, d’intelligence, d’idéal, ne peut mener à terme l’œuvre collective, qu’autant qu’il se trouve d’abord lui-même dans les conditions de son développement normal et intégral.
Il doit, en conséquence, créer pour tous, proportionnellement au concours de chacun, ce qui est nécessaire à la satisfaction des sens, des affections du cœur, des connaissances de l’esprit, des aspirations vers le beau.
Mais ces satisfactions nécessaires impliquent la création préalable des phénomènes qui leur correspondent, création qui demande l’application méthodique de ces mêmes facultés industrielles et artistiques qu’il s’agit d’alimenter.
Ces facultés qu’il faut connaître, classer.