‹ Èléments d'économique progressive [microform]Chapitre 41 sur 48 · DES CULTES · texte numérisé non relu

DES CULTES

En confisquant leurs biens et en retirant ensuite aux communautés religieuses la faculté d’accumuler par des dons ou legs, toujours faciles à obtenir pour elles, des biens de mainmorte , c’est-à-dire impersonnels et incommutables , l’État a cru devoir allouer une indemnité aux ministres des cultes qui instruisent, assistent leurs fidèles, consacrent les principaux actes de la vie religieuse, et en faire ainsi des fonctionnaires salariés , ce qui n’existait point autrefois.

Le ministère sacerdotal, qui élève lesprit, repose 1 âme , console des épreuves , rend 1 espérance ^ soutient contre l’adversité , est une fonction essentielle de l’ordre social .

conservatrice du courage, des mœurs, de la vertu.

Sous ce rapport, il est indirectement productif et mérite une juste rémunération, qu elle soit payée par les adhérents de chaque culte ou, plus rationnellement, par lÉtal, « puisqu’il est dans l’intérêt de tous « que chacun ait une religion qui lui fasse « accomplir ses devoirs d’homme et de ci- « toyen (1). *

(1) II. do layac, du Ijouvcruemenl, p. :*87.

DE l’enseignement

Après l’exposition des vérités de la religion, vient l’enseignement des connaissances qui éclairent, vivifient chaque membre de la grande famille, quelle que soit la place que lui assignent par la suite, dans son sein , ses facultés, sa moralité.

Il est aussi indispensable à la société qu’à l’individu lui-même, que tous reçoivent l’instruction , puisqu’elle est pour l’homme une augmentation de sa valeur productive.

En conséquence, pas de meilleur emploi des ressources sociales que celui qui consiste à fonder des écoles théoriques et professionnelles, des cours, des ateliers modèles de toutes sortes, à favoriser l’introduction de l’enfant dans les travaux utiles de son goût, à payer largement de bons instituteurs.

L’enseignement doit être libre, sauf surveillance de l’État.

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