‹ Èléments d'économique progressive [microform]Chapitre 40 sur 48 · DE L ORDRE ADMINISTRATIF · texte numérisé non relu

DE L ORDRE ADMINISTRATIF

Mais il n’y a pas que des intérêts particuliers dans la société ; il y a aussi des intérêts communs, embrassant les finances de l’État et tous les services généraux ; état civil, cultes (1), instruction, justice, agriculture, commerce, travaux publics, beauxarts, armée.

(1) Les cultes ne sont rangés ici parmi les services de l’État que parce qu’ils ügurent au budget. Dégagés de ce lien, ils reprennent leur caractère d institution indépendante.

kcoxomique progressive.

Tous les fonctionnaires de ces ditférentes branches^ lorsqu’ils sont dans une proportion convenable, sont, encore une fois, des agents indirectement productifs de la société, puisqu ils sont affectés aux divers services qui intéressent la personne du citoyen, ses croyances, son instruction, son existence, ses jouissances, sa sécurité, enfin les progrès de la prospérité économique.

DES FINANCES, DE l’IMPÔT.

Les ressources de l’État se composent du revenu des domaines^ s’il en possède, et des divers impôts frappés en vertu des lois de finances.

La question n’est pas d’avoir des budgets plus ou moins légers, mais, lorsqu’ils sont fondés sur des bases équitables , d’en faire un bon emploi.

L’impôt qui sert à l’exécution des travaux d’utilité publique et au payement des divers

services de TEtat doit être la juste compensation des garanties et avantages que chacun rencontre dans l’ordre social.

Bien que l’on cherche toujours les bases les plus équitables de l’impôt, on s’applique encore à en dissimuler le poids le plus possible, surtout aux pauvres qui vivent au jour le jour. C’est cette dernière forme que l’on nomme indirecte, parce qu’elle repose sur les choses, en irénéral do

DES FINANCES, DE L’ IM DOT. 2:iy

rées alimentaires, les boissons, les matières premières et matériaux, même, et ce sont les plus rationnels, sur les objets de luxe , comme le tabac, les livrées, les équipages, etc.

Les impôts des villes se constituent de la part que leur laisse l’État et des octrois qu’établissent, avec l’autorisation de celui-ci, les conseils municipaux. Cet impôt représente le prix des avantages assurés par l’agglomération urbaine.

Les frais de perception de l’impôt doivent, sans que cela nuise à la sécurité des recettes, à la régularité comptable, se réduire le plus possible. Elle ne revient en Angleterre , où des négociants s’en chargent, qu’à 5 p. 100 environ , tandis qu’elle s’élève chez nous à près de 20 P . 100. C’est deux ou trois cents millions que l’on pourrait économiseï* sur notre budget.

L’agriculture est l’industrie nourricière des peuples; elle est le pivot de toutes les autres branches du travail humain, puisque c’est elle qui leur fournit ou aide à leur fournir la plupart des matières premières.

En état d’association combinée entre l’industrie agricole et celles qui lui sont connexes , suivant les lieux , l’agriculture se perfectionne d’elle-même, sous la double impulsion de l’intérêt et de l’émulation.

Le travail agricole s’appliquant à des objets aussi intéressants que variés, comportant

plus de divisions qu’aucun antre, pouvant s’exercer en plein air, par groupes d’agents en affinité de goûts, d’aptitudes, réunit les plus nombreuses conditions d’attrait. Combiné avec d’autres branches industrielles qui augmenteraient considérablement son personnel, tout en évitant les chômages, il rallierait le plus grand nombre des êtres actifs, hommes, femmes, enfants, et s’élèverait ainsi à une prospérité infinie.

Mais aujourd’hui, dans son état de morcellement et de peu de puissance, il est nécessaire que l’administration ait un budget spécial qui lui permette de répandre les plus beaux types, les instruments les plus parfaits, de faciliter les meilleures méthodes, d’encourager, de récompenser les efforts qui obtiennent les résultats les plus satisfaisants, soit pour la culture en général, soit pour l’élève du bétail.

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