DE L’INÉGALITÉ DES FORTUNES
fois le travail et, corrélativement, les travailleurs, multipliant les méthodes les plus ingénieuses, abolissant par là les chômages, utilisant les facultés de chacun, stimulant le zèle de tous par l’intérêt, la justice, le bienêtre, le bonheur, résoudra non-seulement le problème du paupérisme, mais encore réalisera sûrement l’utopie de l’aisance, de la richesse universelle, sans contrastes choquants entre les situations.
Qu’il y ait abondance dans la société, que chacun se trouve à sa place, qu’il y ait accord et solidarité entre le capital, le travail, le talent, par l’équité de la répartition, les contrastes ne seront effectivement plus blessants, et les inégalités, aujourd’hui causes de discordes, deviendront, au contraire, une source d’harmonie, comme cela a lieu dans une armée démocratiquement organisée.
Dans nos contrées européennes où le sol
est très-occupé, conséquemment peu accessible aux bras qui peuvent le cultiver, les salaires en général peu élevés, les habitudes d’économie peu répandues parmi les ouvriers dont la plupart manquent d’éducation, de lumières, de confiance en l’avenir, c’est donc par les procédés d’association que l’on augmentera l’avoir commun, que l’on améliorera le sort de toutes les classes dans les proportions convenables.
XLIH.