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ÉLÉMENTS D EL BCTBO' CHIMIE

supérieur de cet anneau est soudée une patte métallique reeomWi, âeslince à établir la communication tivec l'autre pôle; 3° UBdkr phragme eu terre poreuse^, qui s'introduit dans l'inltrieur dncjliuM de eharboD , de manière à laisser un intervalle de 2 milliinétreswj' rou, et dans lequel on met de l'acide sulfurique élendu de T ou siÉ d'eau ; 4° un cylindre creux en zinc amalgamez, plongeant dans r»k suUiiriquei le bord supérieur de ce cylindre est également auruiHlt d'une patte de zinc p', propre à établir la communicatioa avecIcfA contraii'c. Ce couple fonctionne absolument com me le preauerque BU avonsdécrit ; il n'en diffère qu'en ce qu'on a substitué de l'aôttext furique à la solution de potasse , et du charbon à une lame de pbm afin d'avoir une plus grande étendue de surface, et une substance tôt à fait inattaquable par l'acide nitrique ou du moins par te gaz nitreu. Ou a de même deux courants cheminant dans le même sens, ï« provenunt de la réaction de l'acide nitrique sur l'acide sulfuriquepi l'intermédiaire du diapliragmc en terre, l'autre de celle de l'Nili sulfurique sur le zinc. Pour former uu appareil composé ou ttue jdle, on réunit le cylindre de zinc du premier couple avec le cylindredt charbon du second , et ainsi de suite. Cette communication s'efliNM en appliquant l'une contre l'autre les lames ou pattes recouriwMfi dépassent le bord supérieur de ces cylindres, et en les maiutcaKl serrées au moyen d'une petite pince de cuivre munie d'une vi&â4||iV sion. Les extrémités de ta pile sont terminées d'un cAté par laqtHIt d'un anneau de zinc embrassant le collet du charbon , et de |*Hl|i par la queue d'un cylindre de zinc amalgamé. L'énergie de cet Bffft reil est telle, qu'avec un seul coupie on peut fondre ud fil de fit mince; avec deux, on déciimpose l'eau, tandis qu'il n'en fautqt'W seul avec le couple platine et zinc fonctionnant avec la potiinett l'acide nitrique ; enfin , avec quarante, couples on répète la famoM expérience de Davy sur l'incandescence du ctiarbon dans le viâe>

M. de la Rive a donné une disposition telle aux diverses parties qd composeut uu couple à courant constant, qu'il est parvenu à ot'tff'l des effets également très-puissants. Il est parti de ce principe ^^ couple à force constante , cuivre et zinc amalgamé, chargé avecdl sulfate de cuivre et de l'eau salée, les deux liquides séparés par n diaphragme en bois , ne décompose pas sensiblement l'eau placée dMI un voltalmètre faisant partie du circuit , quand elle ne renferme pM toutefois, comme l'a trouvé M. Edmond Becquerel, des suhstaiwt sur lesquelles les deux éléments ou l'un des éléments de l'eau puto ' igir. i^aw coname les dem Lames d« 'a^ftoa ^ton^g

I chapithe m. 10^

nolteintètre se polarisent de manière h produire un courant en sens Kk) ce qui annonce un dépôt invisible de gaz sur ces lames, et BQite qu'il y a eu un commencement de décomposition, M. de la E^peiisé que la présence de ces j^az sur les lames était la cause Vopposuit à la décomposition ultérieure de l'eau une fois qu'elle 1 commencée. En pinçant effectivement l'appareil sous une cloche B laquelle il faisait le vide, il aperçut aussitôt quelques petites b de gaz se dégager; mais l'elTet s'arrêta bientôt. II lui fut dé- Bré par là que, quelque parfait que fût le vide , Il était impossible Kvei; tous les gaz , surtout de la lame où se dégageait l'hy- Kne ; cer sur l'autre lame il y avait probablement formation Eâe.

ntutres expériences ayant prouvé également à M. de la Rive que le Kible obstacle à la transmission du courant d'un couple à un autre, Eyers un liquide conducteur , était la formation de couches ga- Hs qui, restant adhérentes aux sui' faces décomposantes, arrêtaient nr^t; ce physicien a paré à cet inconvénient de la manière sui-

Hjïtroduil dans le circuit an commutateur à l'aide duquel le cou- Eest dirigé tantôt dans un sens, tantôt dans un autre; ce courant BOïUi par un couple composé d'une lame de platine et d'une Be ie cadmium d'une surface de G centimètres carrés , celle de ne étant double. Ces deux lames plongent dans un flacon cante- ■ 90 centimètres culies d'eau acidulée. En iutroduisant un voltaï- K dans le circuit, le courant ne passe point tant qu'il est con- E mais eu faisant agir le commutateur, Il est transmis aussitôt, KJC a décomposition instantanée de l'eau. Au lieu d'un commutateur. Ht la Rive emploie aussi un électro-ainumt ; avec lequel on a des nntsdirigés alternativement en sens contraire à travers le liquide nltaïmètre. Dons les pi-emieis moments de l'expérieuce, le cou- Eâ'iuduction l'emporte sur le courant du couple^ aussi se dégage- Bes gaz sur les électrodes de platine ; mais quelque temps après pectcodes SB noircissent et il ne se dégage plus de gaz, ce qui an- K que le courant du couple traverse aussi facilement le liquide w courant d'induction. On voit par là que le courant d'induction ■ciçe cette transmission , en apportant constamment de l'oxygène E, lame où il se dégage de t'bydrogène, et de l'hydi-ogène sur celle H arrive de l'oxygéue. Les lames se trouveut dépolarisées par ce Kn.

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OU lelle dimeDsion aux électrodes; car si la surface est

rant d'induction l'emporte ; si elle est grande, c'est le courant du couple. Il ,y a doue une limite où les deux courants sont égaux. On atteint cette limite avec deux petites lames, au moyen de la pondre noire dont elles se recouvrent, et qui tend à augmenter de la quantité justement suffisante leur surface de contact avec le lit^uide. LorsqM les lames de platine, par l'effet des courants allernalîfs, sont recon-" vertes d'une surface pulvérulente de platine très-divisé, elles devien* nent aptes, comme l'éponge de platine, à opérer la décomposition dO: liquide au moyen d'un seul couple seulement. On voit maintenasl' pour quel motif quelques personnes recouvrent de platine en pondtsi les éléments négatifs des couples voltaiques à courant constant; ploii loin nous indiquerons un appareil tellement disposé, qu'il est tr>yei'sé alternativement par le courant du couple et par l'un des courants d'induction produits dans le fil de métal qui entoure le fer doni et le courant du couple lui-même.

M. de la Kive a fait une autre innovation qui n'est pas moins ira- 1 portante que la précédente. Cette innovation consiste à substitoer da | peroxyde de plomb à l'acide nitrique , afin de diminuer la résistance I et obtenir un courant par la réduction du peroxyde, courant qoî,l étant dirigé. dons le même sens qne celui dû à l'oxydation du zinc, , augmente considérablement la puissance électro-chimique du couple. La lig. 3 , pi. Il , montre la disposition de l'appareil. Le perox;dtl de plomb en pondre fine et sèche est tassé avec soin dans une auge esl porcelaine dégourdie D, et l'on place au milieu une lame de platineP qui porte à son extrémité supérieure un appendice A, auquel estflxéi un conducteur en cuivre C. Cette auge plonge dans de l'eau salée ou dïi l'acide sulfurique étendu , ou se trouvent également deux lames de.' zinc amalgamé as'. Enfermant le circuit et y plaçant un votUt-' mètre, l'eau est décomposée, M. de la Bive, dans une expérience,!' obtenu jusqu'à 10 centimètres cubes de gaz par minute. On conçoit tri» bien ce qui se passe dans cette circonstance. L'hydrogène provenant' de la décomposition de l'eau, transporté sur la lame de platine en 000*^ tact avec le peroxyde de plomb, réduit ce dernier, d'où résulte un *i cond courant dirigé dans le même sens que celui dâ â l'oxydation da| zinc. Dès l'instant que l'on aperçait que l'intensité de l'action décooh posante diminue par suite de la polarisatiou des électrodes de pladuC) qai produit un courant en sens inverse , on détruit cette polarisaBoB en changeant la direction du courant dans le voltaîmèlre. Cet appareil , d'aptèa dea expÈnences cnm'e»iB.lvi«a, '^«Uuali

CH&PITBB III. 105

ongraaâe snpértorité, surtout en ce qai concerne les efTets chimipes, sai- les appareils simples précédemment décrits. En clépolarisant de temps à autre les lames de platine , il peut fonctionner três-longteinps. Un des avantages qu'il présente est de ne fonclionnerqu'avec un Hslllquide; mais si l'appareil simple à peroxydede plomb priseute une gnade supériorité sur les autres sous le rapport chimique, cette supériorité ne se soutient pas quand on en réunit plusieurs pour former mie pile. Kn e^et, un seul couple a donné 14° à un galvanomètre caloriSque formé d'un fil de platine de I2 centimètres et d'un demimiilimètre de diamètre que traversait le courant. Deux couples réunis ont donné 1 8" au même galvanomètre, et 24 centimètres cubes de gaz par minute. Deux couples de Grove ont donné dans les mêmes cir- «nstances 19° au galvanomètre calorifique, et 27 centimètres cubes degaz par minute j mais ce qu'il y a de très-particulier, c'est qu'une pile formée d'un couple de Grove à acide nitrique , et d'un couple de pBroxyde de plomb, a donné des effets supérieurs à ceux obtenus avec une pile de deux couples de Grove ou de deux couples de peroxyde deplomb. Oo a eu effectivement 24° au galvanomètre calorifique, au liea de 18°, et 32 centimètres cubes de gaz, au lieu de 54 ou de 27. Il en est encore de même en faisant fonctionner simultanément le couple de M. de la Hive au couple de Danieil,

Dne pile de trois couples de peroxyde de plomb fournit 72 centimètres cubes de gaz par minute, rougit le (il de platine, et donne une belle lumière avec les pointes de charbon.

Nous allons décrire maintenant, en nous appuyant sur les principes cités plos haut, l'appareil que M. de la Rive appelle condensateur wltalque , destiné à augmenter l'intensité d'un courant en faisant Mrvirce courant même à cet effet. Cet appareil est décrit pi. II, fig. 4. Le courant abc de d'un couple à force constante, qui doit traverser une solution placée dans un voltaïmètre, produit un courant d'ininclion qu'on dirige à travers le couple actif G lui-même, dans un sens Ul que son effet soit de nature à oxyder le zinc et à désosyder le snlfete de cuivre ou l'acide nitrique. Voici les diverses parties de l'appreil : F F cylindre de fer doux placé dans l'intérieur d'un cylindre et bois, autonr duquel est enroulé un gros fil de métal entouré de «le; ce fil étant traversé par le courant, aimante le morceau de fer. Aussitôt après, une petite lige de cuivre mobile (f, munie d'un appendice de fer a attiré par l'aimant soulevé de manière à interrompre le circuit ; il se produit alora dans le fil un courant d'ItiAuctow (çaX Vra.- I 'lW»fe!»i!pfe, et gai, réuni aree celui *i coopte qtf \\ màn&v tto>

lOS ELEMENTS t> et-BCTgO-CmsiIE.

forcé, traverse le voltoîmètre qui n'a pas cessé de fa

cuit, et décompose l'eau- Dès l'instnnt que le fer doux n'eit pbif âjitiaDté , la tJgË de cuivre retombe ; le circuit métBllit^ue est de DOtveau fermé, les fei's s'aimantent, et le même effet se reprodoit At moyen de cette annexe, \m couple de Grnve, qui ne décompose l'en que très- légèrement , ou un couple de DaDiell, qui ne la décumpow pas, devient capable d'opérer la décomposition avec énergie, eo dan* nant lo ou i& centimètres cubes de gaz par minute.

Four que cet appareil fouctionue bien , il est nécessaire que le âl d* métal recouvert de soie qui entoure le cylindre de fer doux soit d'n gros diamètre et d'une longueur médiocre. Dans celui deM- delaWtfk ily avait troisâlsdecuivrede l millimètre de diamètre, faisant chaGun 100 tours, et réunis par leurs extrémités ccrrespondautes, de manièn. à représenter un seul ûl de 3 millimètres de diamètre, faisant IM tonrs.

Il ne nous reste plus, pour compléter l'exposé des appareils ques à force constante, qui sont généralement employés aujourd'Iudi qu'à décrire la pile qui a pour élément le couple composé d' en cuivre (pi. II, lig. 5).

Cette pile est formée de douze couples tellement indépendant! ^ uns des autres, qu'on peut employer a volonté un ou plusieurs pies. Clisque couple est formé: 1° d'une auge aa en feuillets de cutv» ayant âo centimètres de longueur, 3^ de largeur ; 3° d'un sac en à voile destiné à recevoir la plaque de zinc de 45 à 48 ceQlimëtradP longueur, de 32 à 34 ceutiniètres de largeur, et de ^ à l centintélre d'épaisseur. L'auge est pourvue de cbaque côté en </ , à peu près daM toute sa longueur, de deux appendices creux , et communiquant par des trous avec l'intérieur ; on remplit ces appendices de moietsBi de sulfate de cuivre qui maintiennent à saturation la dissolutiaB ce sel que renferme l'auge. De cbaque plaque part une tige t , ncv bée et venant tomber dans un godet de fer g , enirant à frottewt dans une ouverture praliqnée dans la traverse (. Qnand ou veut rer, on place chaque plaque de zinc dans le sac, que l'on remplit d'uU dissolution saturée ou à peu près de sel marin, et on descend )e dans l'auge, ou se trouve une dissolution saturée de sulfate de col en ayant soin que la tige i plonge dans le godet de mercure. Chaqi* auge est munie duoe tii;e ^ recourbée, qui vient plonger dans \egiM où se rend celle de la plaque de zinc du couple voisin. Chaque pla|p> de zinc, pour en faciliter l'immersion, possède une poignée

CHU'ITnB III, IQ7

HPf OD a des effets plus constants et plus ditrables , eu raison de

D régulière exercée par la solution sur le zIdc. Quand la pile

Il de fonctionner, il faut avoir l'attention de retirer le.s dissolutions,

jErer les plaques de zinc , les sacs di: toile, et d'enlever le cuivre

é dans les auges.

ilte pile est celle qui réunit au plus haut degré les conditions néces-

JB pour obtenir les plus grands effets de chaleur, et même les plus

dsefîets chimiques qu'on puisse se proposer. Mais comme sa cons-

D est dispendieuse, il est bon d'avoir une pile que l'on puisse

^uire sans avoir recours à des mains étrangèi'cs. L'appareil

mt peut remplacer la pile à auge eu cuivre. Chaque couple

hmpose d'une feuille de cuivre enroulée en cylindre, échan-

[1 plusieurs paities; d'un cylindre de zinc amalgamé également

bcré, d'un sac de toile à voile destiné à recevoir le cylindre et

I salée qui doit réagir sur le métal. Ces deux lames sont munies

ides en cuivre soudé, d'une certaine longueur , ûexibles et pou-

Jétre mises en relation avec divers conducteurs, ou le^ corps sur

lels on veut opérer. Le couple plonge dans un seau de faïence ,

e procurer partout , et auquel est mastiqué un godet rempli

percure. Ce seau renferme la solution de sulfate de cuivre que

jnt toujours au maximum de saturation, ou moyen de morceaux

klfate renfermés dans un sachet et plongeant daus la dissolution.

Mlle précaution est de placer le cylindre de cuivre le plus près po8-

Bda sac> En réunissant un certain nombre de couples, on forme

Hes eudiomèlres.

■ pe reste plus à décrire que les eudiomèlres qui servent à l'analyse z au moyen de l'électricité ordinaire. Voici le principe d'après bl 0}^ construit ces appareils. Soit un tube de verre fermé par un \ reqipii de mercure et renversé dans un vase contenant le même , et dans lequel ou introduit deux volumes d'hydrogène et un Die d'uxygëne , de manière à occupçr un espace de quelques cenl'on fait passer dans ce mélange une étincelle électrique M deux fils de métal traversant le tube, et dont les bouts sont disli^e deux ou trois millimètres, les gaz s'euilarament avec délo-

lercure remonte à la partie supérieure du tube, qui se re-

iDUvre dune couche très-légère d'eau provenant de la combustion, de l'hydrogène. Pour que le tube ne soit pas brisé par l'effet da Ve.N.'ç^»-

loi ÉLÉUSnTS d'èlectbo-chimib.

La forme dos eiiJiomètres et leur constraction varient but que l'on se propose. Nous allons décrire ceux dont on fait D3S|t ordinairement :

r AB [pi, II, fig. 7}, tube de verre très-épais, ouvert eoBet fermé en liaut par une \iroie c en cuivre jaune ou en fer , suivant qu l'on veut opérer avec l'eau ou le mercure; la virole est surmontée d'une tige D, terminée par une boule de même métal ([ue le bouciion; //, li) de cuivre ou de fer tourné en spirale, aussi long que le Inbe, et terminé dans le haut par une boule b, et qui est placé dans le tnbe, dont la longueur est ordinairei:nent de l à 3 dédmëtres, et le dian»tre de 16 k 18 millimètres.

2° L'eudiomètre précédent modifié par M. Cay-Lussac (pi. It, flg. S ]. La partie moyenne correspond extérieurement ù une sorll de main en métal M, destinée ù fixer l'instrument pendant l'opératioii, et terminée par une virole brisée que la vis v presse contre l'eodiomètre. A la partie inférieure se trouve une virole g h, destinée à donner de la solidité à l'appareil. On fixe à cette virole , au moyen d'un visç, une plaque IK mobile antourde lavis. Cette plaque estperctt à son centre d'une ouverture conique, fermée par une soupape qui, lors de son mouvement, est maintenue par la tige m n, et dont la petite goupille fixe l'étendue de l'ascension. Enfin, pour que la plaque I K ait plus de solidité , elle entre dans une petite échancrure k, pratiquée dans le prolongement / de la virole gh. Au moment de l'eiplosion, la soupape, pressée de haut en bas, reste évidemment fermée; mais aussitôt qu'il se fait un vide dans l'eudiomètre, l'eau soulève Is soupape et vient te remplir. Au moyen de cette disposition , on ériB la rentrée de l'air au moment de l'explosion.

3° Eudiomètre de M. DUtscherlich. Cet appareil se compose d'un tube de verre épais , long de 4 à 6 décimètres , d'un diamètre d'enilron 8 à 9 millimètres , ouvert à l'un des bouts et fermé à l'autre. Sa capacité est divisée en parties égales, et les divisions sont gravées sof le verre. A peu de distance de l'extrémité supérieure , sont pratiquétt deux ouvertures , dans lesquelles passent deux fils de platine, soWsment lûtes aux parois du tube , et A une distance suffisante pour qne l'étineeile électrique puisse la franchir. Les deux bouts extà'lenn sont recourbés en crocbet. A peu de distance de l'extrémité, letui» est percé eu travers d'un trou assez grand, fermé avec un fort bouchon de verre usé à l'émeri. Ce bouchon , pendant la détonation, sert à éviter toute perte de gaz, et à empêcher quï lorsqu'on fait une expéiionce sur l'eau , l'air atmoaghéttque (v^i'^te ïcaf%na« tu se iiAil'

CEtPITBB in. 109

ialemeot après od rctii'c le bonchoii, pour que le remplir le vide produit.

ta l'usage de ces appareils. FreuoQs le plus simple, [. 7, pour l'analyse de l'air dans la cuve hydropueumatique : B ayant été rempli d'eau, exempte d'air autant que possible, ferae sur la tablette de la cuve , et on y introduit successipo parties d'air atmosphérique et 1 00 parties de gaz liydi'o- : pur , au moyen d'un entonnoir. La boule et la tige D ayant Ses avec du papier Joseph , on inti'oduit le iil// dans l'intéube, de manière que la boule b se trouve à une petite disboucbon e. Tenant toujours plongée dans l'eau la partie in- [q tube et fermant l'ouverture avec l'index , on approche eD W crocliet d'une bouteille de Leyde chargée; àl'iustant ille parait , la détonation a lieu. On mesure ensuite le gaz ! l'on retranche des 200 parties de gaz introduites, et la difïisée par 3 donne la quantité d'oxygène contenue dans l'air, eau est formée de deux parties d'osy^iène et d'une partie I d'oxygène. L'exemple que nous venons de citer sufQt pour 'usage des autres appareils qui servent , ainsi que le précé- -seulement à l'analyse de l'air , mais encore à déterminer la m d'un grand nombre de gaz.

|Ioi de l'action calorifique de l'électricité pour opérer îles fusiom.

fnn fil de platine est tenu en incandescence par le passage |un courant provenant d'une pile à courant constant, ce fil je toutes parts de la chaleur; mais s'il est reployé sur luihélice conique , une partie de ce rayonnement s'opère dans .de cette dernière , qui acquiert alors une température exnpable de produire les plus grands effets de fusion. Le diap. base de la spire peut varier depuis 2 jusqu'à 1 millimè- 6me au delà, suivant l'intensité du courant. Avec uue pile ^e dix couples , de i décimètre carré de surface chacun, le lu fil peut varier de | à | millimètre.

I devenant le foyer de chaleur, on place dans son intéeusets destinés à contenir les substances soumises à l'action rar. Ces creusets sont en charbon, en platine, en argent ou ine, suivant la nature des effets que l'on a en vue. fo en charbon. Pour les former , on ç\e\i4 \i

no ÉLÉMENTS d'ÉLÈCTRO -CHIMIE.

de chiirbon que l'on taille en cdne avet; un instrument tn dont onévide l'intérieur, afin d'y placer la substance d'essai. Dèalln^ tant que le courant circule, le charbon eotie en combustion; d'où risuite un dégagement de chaleur tel que l'hélice , le cbnrbon et U substance sont à la température rouge blanc. Si cette substance «t Un sulfate alcalin , quelques instants suffisent pour le transIbrmeïWl sulfui-c , comme il est facile de le constater en plaçant le produit snf nne pièce d'argent nouvellement décapée avec une goutte d'eau; cellBci noircit immédiatement. Si le creuset renlérme un flux alcalin , M Cendre pi-ovenatlt de la combustion du charbon se fond avec le flux, et forme une enveloppe \itreuse , mince, qui enveloppe les spires du AL

Veut-on encore augmenter la température , on place soUs l'hêtlM une lampe à alcool , dont la Qammc enveloppe entièrement le creuMt La chaleur devient souvent si intense, qu'elle fond quelquefois des Ml de platine d'un assez gros diamèti'e ;mnts l'appareil est tellement dlspHÏ (pi. 111, flg. 1), qu'on peut éloigner ou rapprocber à volonté la flanmil du creuset, et régler ainsi la température. Avec un peu d'habitude^ «tn rat averti, par la radiation lumineuse , si l'on est près ou non Sa point de fusion du fil. Pour augmenter la chaleur dans les premldl instants et faciliter la formation de l'enveloppe vitreuse, on trempe* diverses reprises le creuset daus une solution colicentrée de nitrate dS potasse.

Creusets de platine. Ces creusets doivent être formés d'Une fèoflM très-mince de platine battu , et appliqués dans l'hélice de manière ï ne la toucher qu'en quelques points seulement ; car si la conductibilité métallique était bien établie entre les spires et le creuset, le odïrant passerait dans celui-ci , ce qui diminuerait l'incandescence ; M évite en partie cet inconvénient en plaçant autour des spires un Wtt fil si b le.

Creusets d'argent. Ils doivent avoir plus d'épaisseur que les précédents , en raison de la fusibilité de l'argent.

Creusets en porcelaine. Ces creusets sont à parois très-minceB, *t doivent être faits sur le modèle des petites coupelles de M. Lebailllfi avec cette différence toutefois que celles-ci sont plates, et que W creusets ont la forme qui \e\\r est propre. Voici la manière de W préparer : ou prend du kaolin bien pulvérisé; on en fait une pite avec de l'eûu , et on en forme des cônes tronqués de plusieurs mllfl' fllètres à la base et d'une hauteur convenable. Après les avoir fclt dessécher lentement, on les évide à l'intérieur et un les soumet h BiW /iirte ebaleaF, dans un fuuiueau ix ïÉ\exbète, e.'saiit. d«i «'w.8etvlrcv-

CHAPÏTEE m. ' ' 'îit

' Outre l'hi'lice , on emploie aussi des spirales à spirts plôs on moins

etfréea, sur lesquelles on pose les coupelles, enpsules, etc., dans leSînelles on plaee les substances que l'on veut soumettre ô l'action de Il (ihaleur.

On peut substituer aux flls de plattne des (Ils de fer, qui sont moins (liBibles: ils se brùlenlù In vérité; mais, en les prenant d'un certain toiètre, ils peuvent BLTVir encore assez longtemps.

S l'on ne vent pas augmenter l'incandescence avec une lampe A ilcooi, on entoure l'béliced'un cylindre de platine poii intérieurement, pi renvoie la chaleur sur le creuset. On pi-éfère le platine, afin que Nt vapeurs sulfureuses ue l'attaquent pas.

Le mode d'expérimentation que nous décrivons a encore d'autres t^tllcations, dont la plus importante est celle (gui suit. En chimie, lonqu'on veut soumettre un corps à l'action d'un gai à une certaine tsmpêratare , on place cette substance dans le renflement d'un tube de verre, dont les deux extrémités sont mises en communication, l'une me le réservoir qui fournit le gaz , l'autre avec un bain de mercure. On place sous le renflement une lampe à alcool pour chauffer le gaz (t te eon)s. Le gaz qui n'a pas réagi et les produits gazeux formés sont Bmelilis par le mercnre- Quand on veut opérer à une lempérature plus élevée , on met le corps dans un tube en matière réftactaire , que l'on flace dans un fourneau ô réverbère, en prenant les mêmes dispoaîïmsque précédemment ; mais on ne voit pas les changements produits nccessivement pendant la réaction du gaz. 11 n'en est pas de même (Il se servant de l'action caiorilique de l'électricité. En effet , si l'on flscB l'hélice et les creusels dans Tlntérieur d'une cloche , comme on Il voit (pi. 111, 118.21, qu'on fasse !e vide et qu'on y introduise différents a facile de suivre tous les changements qu'éprouvera la subs- AiDit dans le vide, soit dans un gaz, dès l'instant que le courant e te circuit. Nous verrons les applications en leur lieu et place.

ffets chimiqwes pTodails au ■moyen des actions mécaniques.

nt d'entrer en matière , nous avons cru devoir appeler l'atlen^ «du lecteur sur cet ancien adage de chimie : Corpora non agunt «Wnwf soluta, et d'après lequel deux corps ne peuvent réagir l'un fttr l'autre qu'autant que l'un est tenu en dissolution par un liguide 6n In clialeur. Cet axiome ne doit pas être pria dans le sens le plus B*néral; en effet, aussitôt que nous eûmes reconnu que l'équilibre des iDrM «t«c^)guei Était troablé dans les coips IqvlIë& V» iQ\& ^%\%'as%

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es afflnitét UK

112 ËLBMEHTB D BLECTBO-CHTM IB.

molécules épronvaieot ud changement dans leur position nous en conclûmes qu'en raison des rapports qui lient les l'orces électriques, ces mêmes molécules, par suite de l'état électriqne qu'elles prenaient , devaient pouvoir , dans ccrlaioes circonstanca, réagir les unes sur les autres , puisqu'elles se trouvaient momentan» ment à l'état naissant ; ce qui revenait à dire que les causes qui dégageaient de l'électricité pouvaient aussi provoquer le jeu des affinités: parmi ces causes, nous considérerons la pression, le frottement, ta percussion, euiin toutes les actions mécaniques.

Oo sait depuis longtemps que lorsqu'on met en présence deux co^ dont les éléments sont pour ainsi dire dans un état d'équilibre inetlble; à l'instant où on les pulvérise, ces éléments se séparent pour former de nouveaux composés. On doit mettre en première ligne lesAlt« minâtes et les poudres fulminantes, le mélange de chlorate de et de soufre qui, en détonant, produit du nitrate de potasse, JB chlorure de potassium , de l'acide sulfureux , etc. On est porté à que le choc , en rapprochant les éléments des aorps en présence, pHK voqne les afUnités , et dégage en même temps assez de choieurpOO augmenter leur énergie et produire diverses réactions. Il se formedoH une certaine quantité de gaz , duut une partie, se dégageant instast» némeut , frappe les molécules de l'air , les fait entrer en vibration. produit la dëtouation. Le mélange de chlorate de potasse et de éi$ bon détone moins facilement que le précédent; il faut enferraerlt poudre dans un morceau de papier , et le frapper fortement sur enclume avec un marteau; il se produit du chlorure de potassium «t du gaz acide carbonique. Un mélange de peroxyde de plomb eEdt soufre s'enflamme également par la porpbyrisation, d'où résulte ds l'acide sulfureux et du sulfure de plomb. En substituant au chaifw le phosphore dans un mélange de chlorate de potasse et de soufre^h mélange fulmine par le plus faible choc. L'expérience n'est pu danger.

Les effets que nous venons de mentionner sont les plus saillABhj mais on les obtient encore , quoiqu'i\ un degré infiniment molodl^ quand on porphyrise certaines substances. Si l'on brise , par exeiil{flj dans un niortiei' d'agale des fi'agments de pyrite non décomposée, se forme du protosulfate de fer facile à reconnaître au moyen du cyaH ferrure potassique. En porphyrisant dans un mortier d'agate ua «*• tal de raésotype (double silicate de soude et d'alumine) , la pousdèrt, légèrement humectée, rougit le papier de curcuma; réaction qui» nonce que l'alcali est devenu libre. Il est facile de prouver que l'efU

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