‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 30 sur 83 · IV · texte numérisé non relu

IV

ler

i la sonde et de la silice. Kii opérnnt avec un vase de platine, la surface du vase se couvrit de Uuorui'e de platine. Nous avons employé luk autre moyeu , mais qui ne nous réussit pas mleu^.

lous plaçâmes daDs.uue cloche une petite spirale en platine, tere en pointe , dont les deux bouts comniuniguaient à deux de platine d'un plus gros diamètre, passant par deux ou- I pratiquées aux parois de la cloche, et en relation avec pile à la Wollagton de douze éléments. La cloche fut placée sur latine d'une machine pneumatique ; quand l'air intérieur eut été éché par le chlorure de calcium , on fit le vide , et la pile foncba. La spirale, dans laquelle de très-petits fragments de fluorure Blclom avaient été placés, entra dans nue vive incandescence, qui i quelques secondes. On fit entrer l'air, et l'on examina le fiuorure ïande partie décomposé, puisque des morceaux placés sur du pa- 'de cnrcuma le rougirent fortement. La surface du III de platine I recouverte d'une pellicule grisâtre. Nul doute que , dans cette irlence, le fluorure n'ait été décomposé hors de l'inlluence de l'air le l'eau; à moins d'admettre cependant que la petite quantité F et d'eau dont on ne peut Jamais priver les milieux où se tait le ! ne soit la cause des effets produits; ce qui tendrait à faire lettre cette supposition, c'est que le calcaire s'est changé en

îxpérience que nous venons de rapporter prouve qu'à une haute érature, dans un milieu où il n'y a pas des quantités appréciaâ'air et d'eau, le fluorure de calcium est décomposé en présence atine.

B chlore est une des parties constituantes du sel marin , par conlent il est très-répandu dans la nature. On le ti'ouve en coinbion dans quelques substances minérales, ainsi que dans quelques lés organiques. Il est difficile d'obtenir ce corps à l'état de atteadu qu'il estsoluble dans l'eau, et que le mercure l'absorbe. [u'il y a de mieux pour le recueillir est d'employer des éprou- » remplies d'une solution saturée de sel marin , laquelle absorbe icoup moins de gaz que i'eau pure.

B corps a une couleur jaune foncé, qui devient d'autant plus pâle ^|ill renferme plus d'air. Son action sur les composés organiques est des plus énei'giques, eu raison de sa grande affinité pour l'hydro-

ÉLÉMENTS D'ÉtHCTBO-CHIUIK.

, (suivant M. Berzélius

[ suivant M. Thénard 3,43161

Indice de réfractiou suivant Dulong 1,0003;

Puissanue réfractiveoa n' — l O.OfllS*

Densité [ "

"Pouvoir réfringent ou -

^(Dulong) 0,481

Poids atomique d'après M. Berzélius.

- Bien que ce corps soit gazeux, on peut l'avoir cepeadant liquide ea le réduisant au quart ou au cinquième de sou volume ; il forme alors une liqueur jaunâtre très-foneée ou verdâtre qu'où ne peut solidifier, même en abaissant la température au-dessous de zéro. Sa densité est alors de i,03;il réfracte la lumière moins que l'eau, et peutétra distillé sous la pression à laquelle il est soumis à une température it H- 33°. Eu diminuant la pression, ia liqueur se volatilise en produisant un grand abaissement de température. Si l'on veut obtenir une auei gi'ande quantité de chlore avec un appoi-eil composé de plusieurs éléments, il faut opérer avec de l'acide chlorbydrique conceutré, prendre pour électrodes deux lames de platine, et disposer l'appareil de manière à recueillir les gaz : il se dégage à l'électrode positif (lu chlore, et à l'électrode négatif de l'hydrogèoe. D'après la loid« masses, quand l'acide est très-eoncentré , l'eau n'est pas sensiblement décomposée.

Voyons ce qui arrive quand on décompose électro-chimiquemeiit l'eau qui renferme du chlore. Les résultats que nous allons faire «Hinaître sont dus à M. Edm. Becquerel. Si l'on verse dans un va*e de l'eau tenant en dissolution du chlore, et qu'où y plonge deux &t^ trodes en platine , en relation avec un couple à ia Wollaston ftible< ment chargé, l'eau est décomposée, l'oxygène se dégage au ptte positif, et rhydrogène , ù l'instant ou il se dégage sur l'électrode a^ gatif, se combine avec le chlore pour former de l'acide chlorhfdrf* que; il y a, eu outre, une petite quiintité d'oxygène absorbée. MaU si, au Heu d'un seul couple , on en prend un nombre suffisant poof décomposer l'eau acidulée, il se dégage un peu d'hydrogène au pAh négatif. Voyons aciuellement ce qui se passe quand on fait paatei: le courant dans de i'eau chlorée et dans de l'eau acidulée contCBU dans un voltaimètre communiquant ensemble au moyen de lames de platine ; en opérant successivement avec deux, trois couples d'une pile chargée comme à l'ordinaire , M. Ëdm, &tcqu£iel u'a. tuj/ai^ a

CHÀPiTEB nr* 169

dégagement de gaz dans les deux vases. Avec quatre couples, Teau aeidalée et Teau chlorée furent décomposées. Dans cette dernière, il n'y eut qu'un dégagement d'oxygène. 11 en fat de même avec cinq couples. Mais avec six couples, l'hydrogène commença à se dégager dausTeau chlorée. Voici une expérience faite avec cinq couples:

Oxygène. Hydrogène.

Eau chlorée 3 vol vol.

Eau acidulée 3,5 7.

Ces résultats donnent le rapport des gaz dégagés dans les deux expériences ; ils montrent dans la première que le chlore, outre qu'il a absorbé tout Fhydrogène, a pris encore un demi-volume d'oxygène.

. Acide chlobhydhique.

Ce corps est ordinairement à l'état de gaz.

Densité 1,2476

Indice de réfraction (Dulong) 1 ,000449''

Pouvoir réfringent (MM. Biot et Arago) 1 ,19625

Poids de l'atom. d'après M. Berzélius. ( ^^^^^ ^^'^''^^

Quand on fait passer dans le gaz chlorhydrique un courant d'étineelles au moyen de conducteurs en or ou en platine , il se transforme en hydrogène et en chlore. Si l'on fait passer une seule étinceife à travers un mélange de parties égales de chlore et d'hydrogène, le mélange s'enflamme aussitôt , et il en résulte du gaz chlorhydrique. Dès lors ce gaz est composé de parties égales en volume d'hydrogène et de chlore. On obtient en même temps deux volumes de gaz chlorhydrique. Ainsi, la même force qui sépare les éléments iertà les combiner. D'où peut donc provenir cette inversion? elle ne peut dépendre que du pouvoir calorifique des masses de gaz. Si le mélange de chlore et d'hydrogène s'échauffe par la combinaison des premières molécules , la masse doit détoner rapidement, tandis que dans un mélange de gaz chlorhydrique, de chlore et d'hydrogène, la propriété calorifique n'étant pas assez grande , la recomposition ne peat s'opérer. Le chlore et l'hydrogène , à parties égales , se comblât lentement à la lumière diffuse, et rapidement , avec détona* tioQ, à l'action directe du rayon solaire. 11 y a également détonation en exposant le mélange à la température rouge.

170 ÉLÉUENTB D'BLBCTRO'CHItlIE

'"' CHL0BD8ES DE CABBOKE.

^ ProlQcMoiiire. Ce composé est un liquide très-limpide, incoto]

noD coD<lucteur de l'électricité.

Densité 1,5^

Indice de réfractioD ,

Pouvoir réfringent i ,48)

CompositioD. Un volume de chlore , on -volume de carbw^'l

Poid.atomique.jO^»'"' ^'^•"^

SBSQUICHLOBCSE.

Ce corps est solide et cristallisé. Il est mauvais cooduc chaleur.

Densité 2

Indice de réfi-action

Pouvoir réfringent 1,571

Composition. Deux volumes de vapeur de carbone et troto' de chlore.

Poids atomimie d'après M. Berzélius. , '

lNou3 ferons une observation générale à l'occasion de ces deoi composés. Bien qu'ils ne soient pas conducteurs de l'électricité, néanmoins on peut leur trouver un dissolvant tel que la dissoluâoo puisse donner passage au courant. Dans ce cas, il y a décompontiaiii production de composés secondaires, dont l'étude n'est pas sans intérêt. L'alcool , l'éther jouissent de cette propriété. Ainsi , toutes 11 fois qu'une combinaison ne reçoit aucune action directe de l'éhictri' cité , il faut toujours voir si l'un de ces deux liquides ou bi<o U autre ue donnerait pas une solution conductrice de t'électrioité.

culobubes de soufbb. —

Cblobube de sblenii/u, —

Bn6iiB.

Ce corps a été trouvé , par M. Ballard , en très-petite quantité datf l'eau mère des salines de Moutpellicr, el il est liquide ii la tempit*' tnre ordinaire; il est d'un rouge brun foncé en masse ., mais cbes minces, sa couleur est le rouge hyacinthe; sou odeur é celle da chlore ; sa saveur est torte el fccte; &ft — 11" ^— Mftt^

^^^^T CHÏPITRR 1711 1

' he solfdtfte , devient dur et cassant , Ba cassore est cristatline ; il a Une couleur 'gris de plomb , et son éclat est presque métallique. U n ébuilition à +47" ; ce gaz a l'apparence du gaz nitreux ;

)eDBité îf,966

mité de aa vapeur détermioée par le calcul £,3938

^ ., . , iO=100 489,115 ■

?°"'"»'°""""'lîH=l 3B,=0

e corps est rnngé pnrml les mauvais conducteurs. Néanmoins,' Rangé avec l'eau , le liquide devient conducteur. Nous avons dé-^ Composé les bromures alcalins avec l'électricité libre, et en nous servant de papiers à réactifs. Ce corps, en électro-cliimie , se comporte' «n général comme le chlore.

On a vu précédemment que lorsque l'eau tient en dissolution différents corps qui ont de l'affinité pour l'oxygène ou i'hydrogènu , peu' importe lesquels, ces corps aident à la décomposition électro-chimique de l'eau quand on emploie un seul élément. Cependant cette règle n'est pas sans exception ; car, si l'on opère avec des solutions aqueuses de brome , on trouve qu'il faut ajouter une certaine quantité de sel marin ou d'acide sulfurique ù l'eau qui renferme ce corps pour la décomposer. Cette addition a probablement pour but d'aug- inenter la conductibilité de l'eau,

BBÔHtmE DE SILICIUM.—

I BaâUtlEË DE CABIIOINE. —

['BbAhubs de phosphohe. — |

IIBrôhuhe de soufbe

f CHLoanitG DE bhAub. —

tODB.

I Ce corps, trouvé d'abord dans les eaux mères des soudes de varech,,

j, été reconnu comme faisant partie de diverses plantes marines^

kptre antres de plusieurs espèces de fucus, de l'éponge, etc. Dans

e dernière il s'y trouve, du moins en partie, à l'état d'iodui'c de

On a constaté aussi son existence dans l'eau de mer, dans le sel '.; dans le règne animal on l'a trouvé 'combiné avec l'argent et I zinc.

Densitû 4,9-16

Id. de sa vapeur s,7 1 G

Capacité calorifique tï.,u^4V^

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