TS
172 ELEUKKTS DEIBCTBO -CHIMIE.
., , , i 0=100 789,TS - J
Poids atomique.... I^g^j ^^^^^
Ce corps a une tendance à prendre la forme cristalline par la voie^ sèche ou la voie humide ; ses cristaux se présentent sous la forme d'oi^taèdres allongés à base rhomboidaJe. INous ferons connaître, en traitant des iodares, un procédé pour en obtenir de très-beaux cristaux. I) se volatilise sensiblement à l'air en répandant une odeur analogue à celle du chlore, mais qui a néanmoins un caractère qui lui est propre. Il entre en fusion à 107°, et en ébullition, de 175° ii 1S0% et secon- J vertit en gaz. L'iode gazeux a une très-belle couleur violette tirant sur le violet , d'où lui est venu son nom. L'eau ayant dissous 7^ de son poids , acquiert alors une faible odeur, mais sans saveur. Quand l'ean est chargée d'un sel, principalement de clilorure ou de nitrate d'ammoniaque , elle en dissout une quantité beaucoup plus considérable; cet effet ne paraît point dépendre de la décomposition des sels.
Les composés iodurés sont ceux qui cèdent le plus facilement à l'action des forces électriques. Pour expérimenter , on se sert ordioaireraent de bandes de papier préparées avec de l'amidon , et bumecléei d'une solution d'îodure de potassium, lia seul élément suffit pour décomposer l'iodure de potassium , et l'iode , mis Ji nu , se combiU avec l'amidon. Ce que nous avons dit touchant la présence du cblor* dans l'eau soumise à l'action décomposante de l'électricité, s'applique à l'iode.
Avec des solutions aqueuses de brame, il faut ajouter une ew tnine quantité de sel marin ou d'acide sulfuiique , pour le décomposer; avec la solution iodurée, malgré l'addition du sel ou de l'aetde , un n'obtient aucune trace de décomposition avec un kuI couple voltaïque. Cette différence mérite d'être signalée. Nous BVoW dit, en exposant la méthode à Taide de laquelle on peut arriver i mesurer les affinités au moyen des forces électriques , que nous indiquerions un autre procédé dû à M. Edmond Becquerel, qui a cba> ehé à avoir des valeurs approchées des rapports de l'affinité du brômt, du chlore , de l'iode , pour l'hydrogène et l'oxj'gène : quatre vas» renfermant, le premier une solution aqueuse de chlore, le second UiH solution aqueuse de brdrae, le troisième une solution aqueuse d'iode, le quatrième, le voltaîmèlre, avec de l'eau acidulée, ont été mis en rotation enti'c eux avec un appareil voltaïque avec des lames de platlM. L'appareil était chargé faiblement afin que les gaz , en se dégageait tiès-lentemeai, eussent le temça de téQg,iïà.l'èto.t naissant sur ie8|tf àissousdans l'eau, qui venaient sncce6sWcï!\TO\.îR.\!"ttîKïSKi«^fc
H CHIPITBE IV. 178
Iffbdes. Dans une expérience , la pile ayant fonctiouné i>endant trois be.ures, il ne fut dégagé dans l'eau acidulée qu'environ un centimclre cube de gaz liydi-ogène , et un demi- centimètre cube d'oxygène ; la niâme quantité d'eau , eorrespondaul. à ces gaz , a dû être décomposée âans les autres vases. Si donc, l'on retranche le volume des gaz dégagés dans les trois premiers vases , du volume de l'hydrogène et de l 'oxygène recueillis dans le (quatrième , on a la quantilé de gaz absorbée.
I acidulée. .
clilornrée.
bromurée.
ioilurde. ..
Si l'on fait dégager les gaz rapidement, les rapports consignés ^ans les deux dernièi-es colonnes ne sont plus les mêmes, comme on le voit dans le tableau suivant :
DEGAGEMENT.
! acidulée., chlonirée.
bromuréc.