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Poids atomique |2h=:1 108,30
L'argent se fond à une température moins élevée que l'o: cuivre; au foyer d'un verre ardent, il entre enébullition. Cependant = quand la surface du métal est polie, il n'entre pas en fusion , et cels parce que la surface brillante réfléchit les rayons lumineux, qui n'onM pas le temps d'être décomposés.
Quand on l'obtient dans les appareils électro- chimiques, il cristallise, suivant la force du courant, en paillettes, eu dendrites, et eiM cristaux dérivant du cube. Toutes les dissolutions d'argent sont facilement décomposées par les courants électriques, Lorsqu'on soumeM
à l'action d'un courant une dissolution d'un mélange de nitrate d'ar^ ',
gent et de nitrate de cuivre , il s'opère un phénomène remarquable r:^^^ à mesure qu'on augmente la proportion de nitrate de cuivre, le dépùtz^^ d'argent cesse d'être cristallisé ; 11 devient ûoconueux , tuberculeux , ayant la forme d'un champignon , dout les parties sont dans un t cW - J
état de division , qu'il est difficile de les rassembler, 11 semble résul '
ter de là que la quantité de nitrate de cuivre, à mesure qu'elle aug^ —
mente dans la solution, exerce une action attractive sur les particole^ |
d'argent, à l'instant où elles se déposent sur la lame négative, i^ \
manière à empêcher les molécules de se rassembler, Nousdonnon» i
ici des résultats qui indiquent les proportions dans lesquelles les sel^ J
k doivent se trouver pour que le phénomène ait lieu; un voItaïiaÉfe^^l faisait partie du circuit : ^^^H
...".'.VJT...
part, alomliiuc de poldg du piécipll
u 0,0070 argent.
8 0,0060 [pn^lRltepuiterniciu.
!pr#Dlpilë ir^^^omnncni
Le chlorure d'argent est d'une insolubilité presque parfaite dans eau. Mis en contact avec le zinc et l'eau, il est réduit peu à peu, en lasse, par un eftet voltaîque. Si l'on ajoute quelques gouttes d'acide ^drociilorique ou sulfurique, ou accélère la décomposition ; pour enver le zinc qui reste mélangé à l'argent , on lave le précipité avec m des deux acides précédents. Ce chlorure d'argeot est solubie dans 16 dissolution saturée de sel marin , dont le pouvoir dissolvant varie ■ec la température.
D'après M. Duport, un litre d'eau saturée ne dissout à la tempêrare de + 10° que 0*,S67 d'argent récemment combiné avec le lore ; de sorte que la faculté dissolvante de la solution pour l'argent t dans le rapport de 333000 : 570; ce qui revient à dire que la quané d'argent unie au chlore que peut dissoudre l'eau saturée de sel Win, représente o,ooi7 du poids du sel marin employé. Ce pouvoir gmente avec la température; et aux environs de celle de l'ébullition, est à peu près quatre fois plus considérable. Le chlorure d'argent est soluble dans l'ammoniaque et dans son rbonate. Nous ne faisons mention de la faculté dissohante de ces |uides que parce qu'elle joue un grand râle dans le traitement élec- 3-chimique des minerais d'argent, que nous ne pouvons exposer dans t ouvrage, en raison des développements étendus dans lesquels nous rions forcés d'entrer. Nous réservons pour un ouvrage spécial tout qui concerne ce traitement. Le chlorure d'argent exposé à la luiëre devient violet ; il éprouve donc une décomposition dont nous avons pas à nous occuper.
Le sulfate d'argent se dissout dans 8S parties d'eau bouillaDte. Far refroidissement , ce sel cristallise ea petites aiguilles. Lorsque l'on abandonne â elle-même une dissolution de sulfate argent , à l'air libre , sa surface se recouvre d'un réseau. faïTCié, ist. sUtB cristaux d'argent métallique. Cet. efïel es\. \itQtoi&\»i\B.x^»to- 4
S38 KLEHENT8 U BlECTBO-r:il 1M[K.
tjon des matières organiques qui voltigent dans l'air, sur le salfute d'argent, lesquelles, en décomposant ce dernier, réduisent l'oxyde, et muttent en liberté l'acide eulfurique. 1
Voici uu fait digne d'atl«ntiou que nous devons mentionner à cause ' de son origine électro-chimique. M, Dareet avait laissé, dans nne ar- ' moire , «ne Inme d'acier, pendant huit ans|, en contact par un de ses ' bouts avec une solution de nitrate d'argent, qui sortait très-lentement par une fissure du vase qui renfermait cette dissolution. Une moitié de cette lame s'est changée entièrement en argent très-pur , sans la ' moindre trace de fer, et présentait uue masse résistante. Cet effet re- ' marquable est du même ordre que celui relatif à la trausformatioa du bronze en protoxyde de cuivre , comme il en sera ultérieurement question. Expliquons le fait.
Dès rinstant que la dissolution d'argent est eu contact avec te fet , il y a l'éaction de l'un sur l'autre ; l'oxyde de fer se combine aveo ' l'acide nitrique , et l'urgent se dépose sur le fer nou attaqué ; il en ré- j suite, dès lors, un couple voltaïque dans lequel l'argent est l'électrode négative, c'est-à-dire, l'élément sur lequel doivent se déposer les I molécules d'argent provenant de la décomposition ultérieure du ni — tralci or, si cette décomposition est excessivement lente, conunai dans le cas actuel , le transport et le dépôt de ces molécules seroafljj de même extrêmement lents, et rien ne s'opposera alors à ce que la^ force de cobésion, s'exerçant librement, donne à la masse du pré^ cipité d'argent la consistance, la eohérenee et même la dureté d'une barre d'argent- Règle générale : toutes les fois qu'un courant agit lentement, il y a groupement régulier des molécules transportëeM{ quand elles peuvent prendre l'état solide. Lçg cristaux qui en ré--' sultent ont une telle dureté qu'ils peuvent s'étendre sous le marteau ^ et pi'ésenter toutes les propriétés pi^ysiques que possèdent les métauA fondus. Telle est la puissance des forces électriques , que , en le» era— ^ ployant «onveuablement, on peut liquéOer les molécules des corpt^ i les gazéifler, les séparer de leurs combinaisons , ics rassembler, lea-f unir comme pourrait le faire la foi-ce de cohésion , les faire entrer n enfin dans de nouvelles combinaisons: effets qui monlrenl coffl])iaL|| est important le r6]e qu'elles doivent jouer dans la nature. |i
Les effets électriques produits dans les actions chimiques peuvent être employés, avec des précautions convenables, à l'essai des mafière»^ d'argent. M. OErsted a proposé une mctliode assez simple , et qtiL consisterait à mettre en communication avec l'un des bouts du lit ■■
iérmta degrés de pureté , depuis l'argent le plus fin jusqu'au cuivre , et, avee Tautre bout la pièce d'essai, puis à plonger Tune et Tautre, toujours à la même distance, dani$ de l'acide chlorhydrique plus ou moins étendu, de manière h obtenir un courant qui permit de reconnaître immédiatement quelle serait la pièce la plus attaquée. L'argent pur n'étant pas attaqué par l'acide, tandis que l'alliage d'argent et de cuivre l'étant, celui-ci prendra l'électricité négative, de sorte que la direction et l'intensité du courant feraient connaître, toutes choses égales d'ailleurs, l'intensité de l'action chimique. Maintenant, si la pièce d'enai est plus pure que la lame d'argent qu'on aurait prise pour terme de comparaison, on en substituera à cèlie-ci une autre renfermant moins d'alliage, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on arrive à une pièce contenant à peu près la même quantité de cuivre ; alors le tarant sera à peine sensible. Ce procédé, qui est rationnel, exigerait de grandes précautions pour être appliqué, car la moindre différence dans l'état des surfaces suffirait pour produire un courant. Pour éviter ^à plupart des causes d'erreur , il faudrait , après avoir bien décapé '^ pièces, les avoir lavées avec de l'eau distillée, les y tenir plongées pendant' quelque temps, jusqu'à ce que la lame d'essai et la lame étalon, mises en rapport avec un multiplicateur et plongées de non- Veau dans l'eau, l'aiguille aimantée ne fût pas déviée; elles seU*ou- V^raient alors dans Tétat convenable pour être soumises à l'expé-
U est bien évident que si l'argent renfermait d'autres métaux que Iq cuivre, il faudrait employer des liquides qui pussent les attaquer, '\;)squ'ici , la méthode que nous venons d'indiquer n'a pas encore été ^^cMse en pratique.
MEBGUBB.
Ce métal se trouve à l'état natif ou combiné avec le soufre, et forme ors le cinabre; quelquefois il est à l'état de chlorure et de setniure. Il est liquide à la température ordinaire, se solidifie à une ^^mpérature de 40^ au-dessous de zéro, et cristallise en obtaèdres réguliers. Il est alors malléable, mou, et rend un son sourd comme le l^lomb. A l'instant de se solidifier , il se contracte fortement.
240 ÉLÉMENTS D'ÉLECTBO'CHIUIE.
Densité ( Cavendish et Brisson) ls,i
— Biddie 1 3,818
là + •t" 13,588B
— Keppler. + 17" 18,SS69
— Mercure congelé (Schuize) 14,391
— En vapenr (Dumas) 6,976
j entre et 100". 0,0330
Poids atomique „
Quand on fait passer la décharge d'une forte ballerîe électrique à travers un petit globule de mercure, ce globule est lancé de tout» parts. Le mêlai s'oxyde et furme des élinoelles rouges.
tes amalgames de mercure , entre autres ceux d'ëtain et de zinOi sont employés pour exciter la puissance électrique des plateaux de verre, dans leur frottement contre les coussins de la machine. Le mcrcui'e est employé avec un grand avantage pour opérer la rédnetion des alcalis.
Le mercure est facilement réduit de ses composés en plaçant cem' CL sur une feuille de platine , y ajoutant une goutte d'acide nltriqw ou chlorhydrique, et appliquant dessus un morceau de zinc ; le couple voltalque zinc et platine agit aussitôt sur le composé , le mercure s'smalgame avec le platine, et même se combine en partie avec ie zlw. Nous citerons parmi les composés sur lesquels on peut opérer, tu oxydes noirs et rouges, le sous-sulfate, le cyanure, etc. Quant an»ublimé, si une goutte de sa solution est placée sur une face brillante de cuivre, celle-ci devient d'un blanc grisâtre; mais en cmploysntls zinc mis en contact avec le cuivre , le mercure est réduit sa^fc■ champ h l'état métallique, et le cuivre devient blanc.
On opère avec plus d'avantage dans un petit creuset de platintd un morceau de zinc. Le mercure réduit donne au platine une cooM blanclie brillante, et se combine eu partie avec le zinc , qui devient cassant. On lave, on sèche le creuset , on le recouvre d'une lame M verre, et on cliauffe avec une lampe à alcool. Le mercure se volatilise et se condense en une poudre blanche extrêmement fine, que l'w transforme par le frottement en gouttelettes. Quant au protochlonin de mercure, on mêle une petite quantité du compose avec quelque gouttes d 'acide oitriqae étendu \ on tûWiQmUU vj^ to&Uat le toatdlU
I CSAPITEK IV. ï-fl
eosetde platine ; on y ajoute un peu d'eau et on opère comme
icore un autre procédé d'un emploi facile , et qui est dii à
on. On met sur une lame d'or le compose de mercure avec d'acide chloriiydrique et un morceau d'étajn; il se forme ]n amalgame d'or qui masque la couleur de ce métal. Quand avec le sublimé, il est inutile d'ajouter de l'acide, trerses ipéthodes que nous venons de décrire peuvent servir F cas de médecine léf^ale. eu effet , prenons des mélanges de organiques et de sublimé , comme M. Ed. Davy l'a fait , et 'du lait dans lequel on a mis une très-petite quantité d'une sublimé. Ce cfaimisie ayant ajouté au mélange environ fi son poids d'acide chlorhydrique , mit une petite quautilc " i dans un creuset de platine, puis établit le contact avec le d'instants après, le platine fut recouvert d'une couche grise are. Ce résultat montre avec quelle facilité on peut reconnaître du mercure dans des cas d'empoisonnement. Nous feiiins r qu'il vaut mieux expérimenter avec des creusets de platine des creusets de platine , par les motifs indiqués précé-
da!, très-répandu dans la nature, tantAt se trouve cristallisé V ou en cristaux qui eu dérivent , tantôt combiné avec l'oxy- |t soufre, tnntM à l'état de sulfate, d'araéniate , de phosphate piicate.
n des métaux les plus malléables; on le réduit en lames trèsrton le tire en fils très-fins. Il fond à environ 1091° du ther- £ k air. II cristallise par refroidissement ; mais, dans ce cas , IM. Seebeck, les cristaux dérivent du système rhomboédrique, pe les cristaux naturels ou ceux obtenus par la voie humide mnent au système régulier. Cette différence dans le mode de Bation est à prendre en considération, quand on cherche à reiL causes qui ont concouru à sa formation dans les gites s.
tnivre renfermant fréquemment des cavités, sa densité dnit d'état moléculaire.
313 ELEMENTS DELKCTBO-CH
Densité : euivre fbiidii
— laminé ou forgé
— (d'après firissoD] 8,7
— rosette 8,849"
>~ tiré en cyliudre 8,94fll
Chaleur spéciltiitie (DuloDg et Petit) cl,Dd4rii
Poids atomique „ ^'"'