CHAPITRE IV. 3St
ftmattant en contact avec un métal et le touchant avec le doigt, il kbandoiiiie de l'oxygène, qui eu se dégageant emporte l'électricité négative , et laisse iiu peroxyde et par suite au métal l'électricité positive. Le peroxyde étant très-Lun conducteur, peut servir, étant appliqué sur des substances non conduclrices , pour y déposer électroctiiiuiquenient des métaux. On &e sert également de cette poussière pour la construction des piles sèches.
La présence do manganèse peut être reconnue facilement dans une dissolution au moyen des courants électriques , et ou peut même en retirer ce métal sans qu'il en reste aucune trace. La méthode employée est la même que pour reconnaître le plomb. Elle est fondée sur cette propriété, qu'il n'existe aucun sel soluble renfermant le tnaDganèse a l'état de peroxyde. Il résulte de là que Ton peut également précipiter le peroxyde de manganèse sous la forme de coucbtts ityeat uu aspect métallique, et, de même que pour le plomb, enlever à la dernière trace de manganèse. La chimie ne possède aucun Édé , ni aussi précis , ni aussi prompt.
D existe dans la nature combiné avec l'oxygène. Ce métal est ^iie à obtenir à l'état métallique; on l'a eu jusqu'ici en petits fos , dont les propiiétés ont servi à caractériser ce métal , qui est 4int et plus dur que la fonlc.
Poids atomique. '
9 a encore fait peu d'expériences sur la réduction de ces oxydes Èwyen de l'électricité ; nous savons seulement qu'avec la grande Alleriede Chiidren, composée de i!S paires doubles , de deux mètres de haut, ces oxydes ont été réduits et le métal volatilisé.
le» Hats différents sous lesquels les métaux sont réduits paP l'action des couranti.
Itprès avoir exposé tout ce qui concerne les propriétés électro-ehîralques des métaux , nous devons revenir sur les causes générales^ en vertu desquelles un métal est réduit en poudre, se présente sous la forme de cristaux ou eu couche solide. Ces différents états sont im portants à connaître, pour quiconque s'occupe des applications d réiectro-chimie aux arts ; aussi devons-nous nous y &cïèti«,T inw.Vii^^
3J2 KLÉMENTS O'KLHCTIIO-CHI HrK.
L'intensité du coiiront et la densité àv In dissolution , comme 9 l'avons dit à plusieurs reprises, sont les cfiuses générales d'où dépend l'état moléculaire d'un précipité métallique, Ce précipité peut être dur, cassant comme de l'acier, mou et flexible comme le plomb, posséder des qualités intermédiaires, ou bien Être formé de partiesplus on moins cohérentes. Si le courant a une forte intensité et qu'il y ait un dégagement abondant d'hydrogène sur la lame où s'opère la rédoctioD , alors le métal est piéeipité sous la forme de poudre notre. Le mêlai cristallise quand le dégagement d'hydrogène n'est pas appréciable ; les dimensions des cristaux formés dépendent , en outre, de conditions que nous indiquerons plus loin , mais entre autres d'un faible action.
Si l'on veut obtenir le métal à l'état de couche , ou de dépôt cobérent, il faut donner au courant une intensité suffisante pour que l'hj drogène soit sur le point de se dégager. Rien n'est plus facile que de remplir ces trois conditions, puisqu'il suffit d'observer la lame né^tive pour voir s'il y a ou non dégagement d'hydrogène, et si le clégjgement est abondant ou à peine sensible. On règle en conséqurace l'intensité du courant, qu'il faut toujours prendre en considératioa; mais, comme nous l'avons avancé, la saturation plus ou rnouj grande de la dissolution concoujt puissamment à modifier égalemenl l'état moléculaire. L'expérience en effet démontre qu'en opérant avK une dissolution presque épuisée et un três-faible courant, les molécpls prennent de plus en plus de la cohérence. Suivant M. Smée , lorsqw la quantité d'électricité en mouvement est faible , relativement â force de la dissolution, l'électrode négative semble recouverte desaUe, tant la couche déposée offre peu de cohésion et de consistance ; tandU que lorsque la quantité d'électricité est hors de proportion avec le volume de la plaque, on obtient des cristaux; c'est ainsi qu'en «sployant une électrode positive de grande dimension, mise en communication avec une forte batterie faiblement chargée et une dissolutioo concentrée, on obtient de gros cristaux très-résistants. Nous ajouterons qu'il en est encore de même en opérant avec un courant de ftible intensité et une dissolution ti'ès-é tendue.
M. Boquillou, qui a étudié avec soin, surune grande échelle, In causes d'où dépend l'état moléculaire des précipités métalliques, a A" des observations plus précises que les précédeutea et que nous ci devoir consigner ici, en raison de l'intérêt qu'elles présentent.
Qiiaod on applique un courant d'une cectûne lutensllé à ti (flei»émesolutioaméta\liqvie, n'as a,\A cas \«.tîAHK.ft!
CHAPITHB ir. ïiê
t GCHaplëtemeiit saturé, le deuxième moins, letroiniëme enrore
noins : Ib premier doune un dépôt dur et cassant, formé de trèvgros cristaux; le deuxième, un dépôt plus flexible; le troisième, nue masse spongieuse, formée de cristaux non agrégés , ou seulement une poudre noire. Emploie-t-on un courant moins fort, le troisième devient ce qu'était le deuxième, et le premier peut posséder les propriétés iv deuxième. Il résulte de là, 1° qu'en augmentant la eonductibilité de ta solution , on peut, avec la même source d'électricité , modifier considérablement les pj'opriélés pliysiques du dépôt ; 2" que si, en ciHiiervant la même solution , on fait varier la source d'électricité do manière à fournir à la solution une plus grande quantité d'élec- Itlcilé dans un temps donné, on obtient les mêmes effets. Il est à regretter que l'on n'ait pas indiqué i'inteusité du courant nécessaire poDr obtenir avec une dissolution donnée un effet déterminé.
Pour avoir un dépôt constamment doué des mêmes propriétés jJijiâqueB, il faut donc que le courant ait toujours la même intensité .elque la dissolution soit au même degré de saturation. Pour être certain que le courant ne cbange pas, on place dans le circuit un multipllcatear,doQt l'aiguille aimantée doit rester toujours dans la même position, ou un voitaîmètre qui sert à mesurer la quantité d'action chimique produite. Mais le premier moyen est préférable. Quant à GOQserver à la dissolution te même degré de saturation, on y par* vitDtau moyen d'un expédient très-simple, quand le métal tenu en dissolution est facilement attaqué par l'acide avec lequel il est combiné: au lieu de prendre une lame de platine pour l'électrode positive, dans l'appareil décomposant, on y substitue un morceau de ce même •Hélai , de sorte que l'oxygène et l'ucide qui proviennent de la décomposition du sel métallique, reproduisant la même quantité de oels, la dissolution reste au même degré de saturation. D'un autre BOté , la réaction chimique qui a lieu, augmentant l'intensité 4u courant, permet de n'employer qu'un seul couple vollaique ou Seax au plus , avantage précieux en industrie; tandis qu'avec la lame 3e platine il faut en employer uu plus grand nombre.
Nous ferons observer cependant que pour qu'il y ait reproduction intacte au pôle poùtif de la quantité de sel décomposée au pôle négatif, il faut que l'acide n'éprouve pas lui-même une décomposition partielle; ce qui arrive quand le courant a trop d'énergie. Il est donc nécessaire d'en régler lu force par différents essais. La. décomposition des sels d'argent , de fer , de plomb ., d'étùa e: ermetàese servir d'électrodcB powtt-wea &»is>a&e«ft^w
36i ELÉME^TB n'ÉLECTKO-CHIUIE.
métaux. Avec les doubles cyanures d'or et de a(j;ir de même à l'égurd de l'or. Il est bien entendu que le degré ^^ réaction des éléments transportés sur l'électrode positif varie avea ehnque sel du même métal. Noua indiquerons dans les applications comment ou arrive à une égalité d'action. Nous dirons seulement, pour l'instant, qu'on y parvient soit eu ajoutant fi la dissolutim métallique des acides plus ou moins oxydants, soit eu élevant on abaissant la tempéralure; une augmentation de température raidant le pouvoir conducteur de la dissolution plus grand et lemétil étant plus attaqué. Or, nous avons déjà vu précédemment qu'eu employant un élecb-ode positif de grande dimension, mise en communication avec une forte batterie de faible intensité , et mie dissolution uoncentrée, on obtient alors de gros cristaux très-résls-
tKOtS.
Il faut donc avoir égard , selon l'état moléculaire que l'on veat obtenir, 1° à l'étendue de la surface de la pile; 2" au degré de concai- (ration de la dissolution; 3" à la disposition des électrodes dans l'afpareil de décomposition ; 4° enfin a la températui'e de la dissolution.
Si donc, avec une dissolution donnée, on veut obtenir led^l pulvérulent, il faut, afin d'avoir un dégagement d'bydrogùne plot considérable, augmenter l'électricité dn courant, et pour cela diminuer le volume de l'électrode négatif, ou augmenter celui de l'éfeetrode positive, rapproclier les électrodes, ou bien élever la température. Si le Tolurae de l'électrode négative ne change pas,» peut augmenter l'intensité du courant, ou bien diminuer la quantité de sel dissoute, et ajouter en même temps de l'acide. VeuWB obtenir im dépAt cristallin, avec une dissolution quelconque, Il finit augmenter le volume de l'électrode positif, ou diminuer celœâl l'électrode négatif, ou bien encore les rapprocher l'une de l'antH- On peut avoir un dépOt cristallin, avec une lame négative qaeleMlque, en diminuant ia force de la batterie, augmentant l'ètendusd) cette dernière, ou saturant la dissolution. On peut encore augnunter l'électrode posilif et le rapprocher de l'autre.
Enfin , si l'on veut avoir le même dépât avec une batterie dont la forée est Invariable , il faut opérer avec une dissolution saturée, ifiminuer le volume de l'électrode négative, ou augmenter l'autre, « bien les rapprocher l'une de l'auLre.
On voit donc que l'on peut obtenir le métal sous la forme de pondre noire, sous celle de cristaux ou de couche cohérente, enmelhmt opg Quantité plus ou nwJi» ewaVtewMB te ^^-wAXRVftapa '
CHAP1TBS Y. fg£
sotalloû , en se servant d'une électrode négatif d'une fohne qnelconqttc, d'une pile grande ou petite, ou en employant une température plus OQ moins élevée. Nous reviendrons sur toutes ces questions, à VoccasIOD de la dorure électro-chimique et de la galvano-plastie.