‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 54 sur 83 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

CUÂPITRE VI.

Des elTi^U électra-cliimiques produits Jans les corps organisés et !?s substances ' organiques sous l'inlluence de courants.

^^KZhf dégagement d'électricité dans l'acte de la végétation.

^^■Kint d'exposer les changements qui s'opèrent dans les corps or-

PPnsés et les substances organiques qnand on les soumet à l'action flel'électricilé, nous croyons nécessaire d'indiquer les moyens à l'aide desquels on parvient <i reconnaître, dans tous ces corps, la présence de l'électricité, qui d'effet peut souvent devenir cause. Mais auparavant, rappelons-nous le principe que nous avons posé, et dont voici t'éDoncé : Toute réaction chimique donne lieu à un dégagement d'électricité soumis à des lois telles, que dans les combinaisons l'acide dégage de l'électricité positive et l'alcali de l'électricité contraire. Dans l«décompositions, c'est l'inverse. Faisons-en une application aux végétaux. Les liquides qui humectent les tissus ne sont pas tous hoiBogènes. La sève qui n'est pas évaporée par l'action de l'air dans les feuilles ne jouit pas de la même propriété que celle qui est élaborée; séparée par une membrane , il eu résulte des courants électriques qui peuvent intervenir dans les phénomènes de la vie. Les liquides huileux et gommeux qui ne sont pas conducteurs ne jouissent pis de cette propriété, du moins à un degi-é apréeiable à nos appareils. Si l'on plonge les deux extrémités d'uu lil de platine dans un frait (pomme ou poire), l'une du côté de la queue, l'autre du cûté de l'œil, on a une déviation assez forte produite par le courant électrique, dont la direction indique que lu queue se comporte comme un alcali et l'œil comme un acide. La pèche, l'abricot, la prune donnent des effets en sens inverse. Il y a absence de courant quand on enfonce-les deux extrémités du fil à égale dislance du centre du fruit perpendiculairement au pian qui passe par l'oeil et In queue. Ces courants n'annoncent pas la présence d'acide ou d'alcali, mais bien celle de substances qui en réagissant l'une sur l'autre se comportent comme tels. Si l'on coupe un fruit en deux parties, et qu'on exprime le jus de elueii&e'd'eUefi,puia gu'on le mette dBinbi]ieus.\aLa^ iiii^t^ ., u«&-

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muniquant nu moyen d'une bacde de papier, on a des effela ment semblables.

Il est probable qu'il doit exister uue foule de coarants électriques circulant dans les tissus par leur intermédiaire et sur lesquels diùvent se déposer tes produits. Voilà bien les eouraots électri<]aes produits par In réaction des dissolutions hétérogènes ; il s'agit de vofr il réellement on peut obtenir de rélectrlcilê libre dans les différents tûtes de la révélation. C'est une question des plus complexes en raison du grand nombre d'claborations qui ont lieu.

Voyons ce qui se passe dans l'acte de la végétation. Pendant k jour, l'acide carbonique est décomposé ; pendant la nuit , au contraire, Une partie du carbone accumulé pendant le jour se combine aya l'oxygène que les parties certes absorbent; il y a encore d'autreséta* barattons secondaires qui concourent à l'acte de la végétation ;toatH ces actions dégagent de l'électricitéu Quand il y a formation d'aeîlt carbonique, l'oxygène prend l'électricité positive-, le carbone, Mestrlcité négative. Les effets sont invei-ses quand cet acide se déconpose; mais les électricités dégagées, quand les deux corps ne stntii» expulsés, se recombineiit ; il en est de même quand l.i décompotittoo a lieu très-lentement. Il y a tnnt de causes qni concourent aux fenetlons vitales , qu'il est bien difficile de prévoir à priori quelle pwt être la résultante des effets électriques produits.

La question est moins complexe quand l'un des corps est espubédn végétal. M. Pouillet fil l'expérience suivante : il plaça sur deux nii^ douze capsules de verre vernissées et posées sur une table égàlranaot vernissée ; elles furent remplies de terre végét<ale et mises en coma» nlcBtion ensemble el avec le plateau supérieur d'on condensatenr M moyen de fils de métal , tandis que le plateau inférieur était ea rs)»tion avec le sol. Des graines furent semées; les deux premiers joott elles se gonflèrent, et il n'y eut aucun effet électrique; quand kt plautnles furent sorties de terre, les lames d'or possédaient un exeè! d'électricité positive ; dès lors , les capsules avaient pris réleclricilé négative , et les gaz sortants l'électricité positive. Quoique les ^Isti chimiques fussent inverses, il en fat de même pendant la nuiL U) graines d'essai étaient le blé, te cresson alénois, la giroQée de Mahm, la luzerne. Au bout de trois ou quatro jours, il suffisait seUiet^ut d'une seconde pour charger le condensateur. Pour réussir, il fsHtlt opérer par nu temps et nn air secs, condition que l'on obtenait en répandant de la chaux dans la ciiambre.

Pour / oteJ'préter ce résu\lal , \\ fevii. ïfi îB-vï^laï mie

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